

J'apprends par exemple que la Polynésie, c'est en fait très étendu : le "triangle polynésien" rejoint Hawaii en haut, la Nouvelle-Zélande en bas et l'Ile de Paques à droite (et donc tout ce qu'il y a au milieu), et que tout ça a été colonisé par des gens venus vraisemblablement d'Asie (via les autres iles d'Océanie), entre 300 et 1200 après JC environ. Quand on pense que ces gens voyageaient sur des pirogues, avec à bord tout ce qu'il faut pour survivre et pour s'installer dans les nouvelles terres (graines, animaux...) et quand on voit la (petite) taille des iles et leur (grand) éloignement on se dit qu'ils n'étaient quand même vraiment pas des manches en navigation. En interprétant les courants, les nuages, les traces de vie (oiseaux...) ils étaient capable de repérer une ile plus de 100km avant qu'elle n'apparaisse sur l'océan!


Ensuite direction la grande ville, ou presque, pour aller voir un Salon des fleurs (c'est à dire, un grand marché) à l'entrée de Papeete. C'est un régal pour les yeux, mais je me rend compte que je n'ai pas fait beaucoup de photos. Il commence à faire chaud.

N'est ce pas charmant?

Au retour on fait une halte à la Marina de Papeete, qui est pleine de bateaux (certains très gros), normal pour une marina, mais contrairement aux marinas de métropole l'eau est super claire et pleine de poissons colorés juste sous les pontons. Oh, des poissons! Je ne suis pas encore lassée. Par contre il est midi, on a enfin le grand ciel bleu, donc le soleil qui tape sur les pontons sans un poil d'ombre, et on se prend un monumental coup de chaud. Finalement, la pluie, ça avait du bon.
Pour se remettre, on a droit à notre première vraie expérience de touriste-connard (ne vous offusquez pas. C'est parce que mon frère, qui habite là à l'année donc, prend un malin plaisir à poster régulièrement à ses pauvres amis et sœur restés dans le nord ce qu'il appelle "des photos de connard". Au moins c'est clair, et je ne sais plus comment décrire ça autrement. C'est à la fois le cliché de l'expérience de carte postale, et le fait que quand on vit ce cliché en vrai, c'est quand même bien agréable, mais que ça nous fait quand même un peu honte). Donc, on va déjeuner à l’Hôtel Méridien. C'est un des hôtels de luxe de Tahiti mais la plage (et le snack y attenant) sont en accès public, donc on peut rentrer dans l’hôtel, traverser l'accueil et le bar (et personne ne nous dit rien? Ah ben non), et s'installer au snack et de là, la vue c'est ça:

Bon, ça c'est la photo hein, en réalité... Ben en réalité faut être honnête, c'est assez proche de ça quand même. On trouve même une table et de l'ombre (après un peu de déménagement) et un repas correct, et ensuite on peut se vautrer dans des grands fauteuils avec juste un café et on peut profiter de la mer. Je m'initie au snorkling (palmes, masque et tuba, c'est la première fois depuis bien bien longtemps). Et oh, des poissons! On en voit plein en effet, en particulier sous les bungalows, mais il y a aussi plein de courant (à cause des houles australes, vous savez) et comme je n'ai pas pied et que je ne maitrise pas bien encore la coordination palmes/respiration au tuba, je ne reste pas très longtemps, juste de quoi donner envie de recommencer dans des eaux plus calmes.

En fin d'après-midi (vers 16h, quoi), on quitte le farniente et on repart faire un peu de culturel. En fait on va visiter le marae Arahurahu (voir toujours la carte). Un marae, c'est un endroit important dans les villages traditionnels polynésiens, qui servait à la fois de centre religieux, mais également social et politique (tout ça étant lié, bien sûr). Le centre du marae est un espace en pierre volcanique constitué de murs entourant un grand plancher dallé et un autel, en général de 2 ou 3 étages. L'accès à l'intérieur des murs était réservé aux prêtres et aux notables de plus haut rang. Dans l'enceinte certaines pierres plus hautes servaient de dossier pour les nobles pendant les cérémonies et on y trouve aussi des objets dressés représentant les ancêtres, pierres, sculptures en bois ou en pierre, parfois à forme humaine (tiki).

Le marae Arahurahu a été entièrement restauré et aménagé pour le public, avec des panneaux explicatifs, et également pour accueillir des spectacles en lien avec la culture polynésienne (danse et musique principalement). C'est un très bel endroit, très calme, très ressourçant.







Comme partout il y a des fleurs et en particulier celle-ci, très emblématique de la Polynésie avec la célèbre fleur de tiaré : la fleur de frangipanier (ou tipanier). Les femmes en portent régulièrement derrière l'oreille. Ca sent divinement bon.



On retourne ensuite sur la plage du PK18 pour voir le coucher de soleil sur Moorea et dans les nuages, mais il y a du bon aux nuages aussi, les lumières sont très belles. A cette heure-là ce sont surtout des familles locales qui se baignent, c'est la bonne heure, il fait bon, pas trop de monde, il y a aussi des piroguiers (sur les va'a, les pirogues à balancier). Il y a toujours des grosses vagues qui se forment sur le récif du lagon (qui est très morcelé à Tahiti).














Voilà, un dimanche à Tahiti!
2 commentaires:
Là je retrouve mieux mes clichés préjugés sur Tahiti, avec tes photos de C. (Oh pardon !)
C'est bien beau quand même, notamment la dernière série des ciels avec variations de lumière !
Tu avais écrit « pas beaucoup de photos » mais bon, avec une telle lumière…
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