vendredi 30 décembre 2011

Déjà?

Eh ben, comme le temps passe... Plus de 3 mois depuis le dernier message sur le blog, ça commence à faire. Pourtant tout va bien, hein, mais la fin d'année a été moins riche en voyage, en particulier parce que la météo de fin d'automne n'a pas été très favorable aux petites navigations...

Tant pis, on se console en préparant le prochain (attention, scoop, ou presque..). Parce que la NASA elle-même le dit, les aurores boréales, c'est maintenant ou jamais. Enfin, pas exactement, mais cet hiver (et surtout le prochain, en fait) vont être des années exceptionnelles pour l'observation des aurores boréales, du fait d'un pic dans l'activité solaire à partir de 2012. Donc on va repartir en mars avec Hurtigruten, et sur notre bateau fétiche, le MS Lofoten. Et on prévoit un joli voyage, avec le train depuis Oslo, un arrêt aux Lofoten, et quelques autres fantaisies... Préparer un voyage, c'est déjà partir un peu!


Et tant qu'on est dans le rêve... Le frère ainé du MS Lofoten, le MS Nordstjernen, va quitter la ligne de l'Express-Cotier au printemps prochain, et pendant l'été 2012 il va faire quelques rotations au Spitzberg. Et pour y aller (et en revenir), il va faire une jolie croisière entre Spitzberg et fjords norvégiens. Si on ne partait pas déjà en mars, j'avoue que je serais assez tentée!Surtout qu'on ne sait pas trop ce que va devenir ce bateau après 2012, et que c'est peut-être la dernière opportunité pour naviguer à son bord.

Voilà, dernière note sur ce blog pour l'année, je vais vous souhaiter le meilleur pour l'année prochaine! En espérant qu'il y aura des petits récits avant le mois de mars...


mercredi 7 septembre 2011

Spitzberg : Flintholmen (et fin!)

Cap sur la dernière ligne (plus ou moins) droite de notre voyage. Nous continuons l'exploration de l'Isfjorden, en allant vers le fond du fjord. Direction le Nordfjorden et plus particulièrement le lieu appelé "Flintholmen". Comme c'est notre dernier jour j'ai envie de passer du temps dehors et nous passons donc un long moment sur le pont. C'est une bonne idée, parce que même si il y a occasionnellement quelques passages pluvieux, il y a aussi quelques passages ensoleillés, et entre les deux de magnifiques lumières changeantes, et bien sûr de magnifiques paysages, et des oiseaux!

Spitzberg : Alkehornet

C'est le dernier jour de notre voyage, déjà, et nous voilà revenu dans l'Isfjorden, le grand fjord où se trouve Longyearbyen. Le premier débarquement de ce matin est prévu sur le site de Alkehornet, caractérisé par une grande falaise pointue qui abrite, lorsque la saison est favorable, des milliers d'oiseaux (voir carte). Et chose incroyable, il fait beau! Enfin, disons qu'il y a une belle visibilité, et même du soleil. Par contre, il y a énormément de vent, qui rend le débarquement un peu sportif et humide, mais on ne peut pas tout avoir. Ce matin, on profite à fond du paysage, y compris les montagnes de l'autre côté du fjord qui sortent des nuages au cours de la matinée. C'est magnifique.


mardi 6 septembre 2011

Spitzberg : Hornsund

Après le magnifique coucher de soleil de la nuit dernière, on a bon espoir pour la journée qui vient. Surtout qu'on est réveillé par un rayon de soleil (de soleil!) dans le hublot, de bon augure. Aujourd'hui, la journée est consacrée à une navigation dans le Hornsund, un des plus beaux fjords du sud du Spitzberg, paysage alpin, glaciers majestueux, un des plus hauts sommets de l'archipel (1430m, pour le Hornsundtind), deux débarquements prévus. Mais ça ne va pas vraiment se passer comme ça.

A peine le petit déjeuner passé, revoilà les nuages. Et le brouillard. Le vrai beau brouillard, hein, depuis l'arrière du bateau on voit l'avant dans la brume... Et forcément, pour la contemplation du paysage, ça n'aide pas. C'est dommage, parce qu'on voit passer des petits glaçons, et on peut deviner qu'il y en a d'autres, au loin...


lundi 5 septembre 2011

Spitzberg : Kapp Lee

Donc nous voilà débarquant sur la plage au Kapp Lee (ici) avec la perspective d'une petite heure de grimpette le long de la falaise pour aller admirer la vue... Mais quand on débarque, il faut bien se rendre à l'évidence : les nuages sont très très bas. Donc non seulement côté vue, ça ne va pas être terrible, mais en plus il n'est pas question de prendre le risque de se retrouver nez à nez avec un ours qu'on n'aura pas vu venir à travers le brouillard... Donc la longue balade prévue se transforme en balade plus courte sous les nuages, là où on voit encore quelque chose, pas trop loin de la mer.


Spitzberg : Freemansundet

Nous voilà ce matin dans le Freemansundet, le passage entre les deux îles d'Edgeøya et Barentsøya, les deux îles du sud-est de l'archipel. On est un peu (beaucoup) excité en se réveillant, parce qu'on nous a fait miroiter une belle expérience pour ce matin, et comme c'est toujours très brumeux, on reste prudemment optimiste.

On n'a pas le temps de trop languir, parce qu'on est les premiers à embarquer dans les Polarcirkelboats ce matin, et pour une fois ce n'est pas pour débarquer mais pour voir le spectacle depuis la mer. Et le spectacle, c'est un squelette de baleine échoué sur la plage. Enfin, pas tellement le squelette en lui-même (bien que ça soit impressionnant), mais les bestioles qui s'en servent de garde-manger. Eh oui, ça y est, le voyage est officiellement réussi, puisqu'il est là, le seigneur de l'Arctique! Enfin, elle est là plus exactement, puisque c'est une maman et ses deux petits (déjà bien grands). En cette saison, toute source de nourriture est précieuse, et l'équipe d'expédition, ayant repéré cette carcasse la semaine dernière, a parié qu'il y aurait des ours ici. Pari gagné!


dimanche 4 septembre 2011

Spitzberg : Hinlopen

Nous voilà donc repartis du Sorgforden pour pour se diriger vers le Détroit d'Hinlopen, qui sépare la grande île de Spitzberg (à l'ouest) des deux îles du Nordauslandet, Vestfonna et Austfonna, la partie la plus "arctique" du Svalbard. Ce territoire est quasiment intégralement couvert de glaciers, et le détroit n'est navigable au mieux que quelques semaines par an, en fin d'été.

Dès qu'on est sorti de l'abri du mouillage, on se rend compte que dehors il y a beaucoup de vent (mais alors beaucoup : ça va monter jusqu'à près de 50 nœuds). Et les nuages qui nous avaient laissés plutôt tranquille aujourd'hui font un retour en force, avançant comme un torrent par dessus la cime des montagnes. Très vite, on ne voit plus rien.


Spitzberg : Sorgforden

Bon, à partir de maintenant, on arrive dans des zones où la main du touriste moyen met rarement le pied, puisque ce n'est qu'à la fin de l'été que la fonte des glaces permet (éventuellement) de s'aventurer vers l'Est de l'archipel et d'en faire le tour. Habituellement, les bateaux de croisière font demi-tour après Moffen.

Le débarquement est prévu dans le Sorgfjorden (Fjords des Soupirs, ou Fjords des Peines, voir carte. Il faudra que je trouve une carte plus jolie quand même...). Réveil assez tôt ce matin car nous faisons partie d'un des premiers groupes de débarquement (les 200 passagers sont répartis en 7 groupes qui débarquent les uns après les autres, d'une part parce qu'il n'y a que 5 Polarcirkel boats pour débarquer tout le monde, et d'autre part parce que ça permet de limiter le nombre de personnes à terre en même temps. A chaque débarquement c'est un groupe différent qui débarque en premier. L'organisation est bien rodée et se déroule de façon très fluide, c'est agréable). Bref, donc on se réveille tôt, premier regard par le hublot, et wow! C'est beau! On est à l'ancre sous Eolusneset (le nez d'Eole?), un petit promontoire, et le fond du fjord est d'un calme absolu.


samedi 3 septembre 2011

Spitzberg : Mushamna, Moffen

Toujours dans une demi-brume, nous naviguons vers notre destination suivante : Mushamna, sur la rive Est du Woodfjord (voir la carte). A cet endroit, il y a une cabane de chasseur/trappeur, encore utilisée aujourd'hui. Elle a été construite en 1987 par Reidar Hovelsrud, un trappeur "légendaire" du Svalbard. Il exerçait autrefois dans une autre partie de l'archipel, mais une année, sa "location" de chasse n'a pas été renouvelée, après qu'il ait exprimé publiquement quelques critiques sur la politique environnementale du Gouverneur (en particulier, le fait que l'administration du Gouverneur utilise énormément d'hélicoptères pour ses déplacements, alors qu'ils ont été interdits pour les touristes). Après avoir étudié dans le détail le Traité du Svalbard, il a découvert un article lui permettant de s'installer comme il le voulait dans une cabane qu'il aurait construit lui-même. Il a donc construit une très grande cabane en bois, avec le bois flotté ramassé sur la plage. Il y a énormément de bois de dérive qui arrive au Spitzberg, en provenance de Russie, troncs d'arbres mais aussi du bois "travaillé" (des gros rondins en particulier). Les cabanes de trappeurs sont toujours construites avec ce bois (et il sert également au chauffage), vu qu'il n'y a pas d'arbres ici.


Spitzberg : Monacobreen

Pendant la nuit, on a passé la pointe nord-ouest du Spitzberg, et on est arrivé au fond du Liefdefjorden, au pied du Monacobreen (glacier de Monaco, ainsi appelé en l'honneur d'Albert de Monaco. Pas le mari de la nageuse sud-africaine, hein, mais son aïeul, le premier du nom, celui qui aimait bien les explorations océanographiques). (voir la carte ici)

Bon alors en théorie, le Monacobreen c'est un majestueux glacier (front de plus de 4km) au fond d'un fjord magnifique et grandiose, mais encore une fois quand au réveil on jette un œil par la fenêtre de la cabine, ça a l'air plutôt couvert. Mais quand on jette le deuxième œil, c'est pire, mais c'est tellement mieux : il neige! Et moi, la neige, ça me met de bonne humeur, même si du coup ça nous cache un peu (beaucoup) le paysage magnifique et grandiose.


vendredi 2 septembre 2011

Spitzberg : Magdalenafjord

Ah, la Baie de la Madeleine, le Mont Saint Michel du Spitzerg (en terme de fréquentation relative, au moins)... Ses montagnes escarpées qui se reflètent dans l'eau, ses glaciers qui se jettent dans la mer... Paysage magnifique et grandiose, tout ça. Enfin, ça, c'est ce qu'on nous a promis. Et finalement, quand on arrive, l'ambiance, c'est plutôt ça :


Sptizberg : Ny Alesund

On arrive en début de matinée à Ny Alesund, troisième (et dernière) ville visitée dans notre voyage (de toute façon, il n'y en a pas vraiment d'autres...). 
Ny Alesund, c'est une ancienne ville minière, actuellement reconvertie en grand centre scientifique, avec des équipes venues de divers pays (Norvège, Italie, Allemagne, France, et même Chine!). 

J'ai fait une petite carte pour suivre le voyage. Ny Alesund, c'est là!

La première chose qui me frappe quand on arrive c'est cette preuve officielle qu'on est bien dans les hautes latitudes : un glaçon sur l'eau! Un joli glaçon bien bleu comme il se doit (et oui, la mer aux abords du port de Ny Alesund est teintée de rouge, la terre locale sans doute).


jeudi 1 septembre 2011

Spitzberg : Barentsburg

Première escale du voyage, pas très loin de Longyearbyen, c'est Barentsburg. C'est une ville minière russe, fondée dans les années 20, qui abrite aussi le siège social au Spitzberg de la compagnie minère russe Articugol. Elle a été très prospère, puis à la chute du système soviétique les habitants se sont retrouvés livrés à eux-mêmes, sans soutien financier, sans moyen de rentrer chez eux. Ils s'en sont à moitié sortis en se mettant à vendre leur production de charbon à des pays occidentaux (Danemark, Hollande...) et en créant une sorte de société en autarcie avec sa propre ferme. Il n'y a pas de route qui mène à Barentsburg, on ne vient qu'en bateau. La Russie moderne a retrouvé un petit intérêt (surtout stratégique) dans cette petite communauté, mais c'est loin d'être la prospérité. Il y a encore aujourd'hui environ 400 habitants.

Le décor est plus qu'étrange, avec cette architecture très soviétique mélangée à des bâtiments à l'allure plus traditionnelle (et dans un état de conservation très moyen, pour ne pas dire plus). L'entrée de la mine est en plein milieu de la ville. Avec la petite pluie qui tombe, et le vent de plus en plus fort, l'ambiance est vraiment très bizarre.


Spitzberg : Longyearbyen

Deux ans et demi après le voyage en Antarctique, on retrouve le MS Fram (ou MV Fram, selon que vous suivez l'appellation norvégienne ou internationale) de la compagnie Hurtigruten, mais cette fois direction le grand grand Nord, et le Spitzberg. Enfin, plus exactement le Svalbard (c'est le nom de l'archipel complet, avec toutes ses îles, et le Spitzberg, c'est le nom de la plus grande de ces îles). Initialement, on devait partir sur le Polar Star, un ancien brise-glace, un bateau plus authentique, plus petit. Malheureusement, la compagnie (canadienne) propriétaire de ce bateau a fait faillite au printemps, le bateau est toujours coincé à Las Palmas... Hurtigruten, très professionnel, nous a recasé sur le MS Fram avec un geste commercial substantiel sur le prix du billet. Bref, nous voilà partis, pour le dernier voyage de la saison du MS Fram au Svalbard, avec en vue la tentative de faire le tour complet de l'île, qui n'est possible qu'en toute fin d'été quand les glaces ont disparu sur la côte Est.

Granville, Paris (en train), Dusseldorf, Longyearbyen (en avion, sur un vol spécialement affrêté), on arrive à Longyearbyen vers 2h du matin, et déjà les lumières du jour arrivent à l'horizon. Petite nuit, et au réveil on profite du premier coup d'oeil sur les paysages locaux depuis la fenêtre de l'hotel.


dimanche 14 août 2011

Paimpol - Fête du Chant de Marin (2)

Le second jour de la fête, c'est comme le premier. Sauf qu'il pleut tout l'après-midi, et ça contrarie un peu le programme musical sur les quais, mais le moral collectif reste bon. On se met à l'abri dans les bateaux, et pour peu qu'un musicien chassé de sa scène par la pluie rejoigne le bord avec un instrument quelconque, la fête peut continuer, même si c'est en plus petit comité. J'ai visité un certain nombre de bateau au cours de cette journée... Et on a bien ri (je n'en dirai pas plus).

Le troisième jour, c'est comme le deuxième. Sauf qu'il ne pleut plus! Donc on peut ressortir l'appareil photo, et se balader à nouveau le long des quais. Donc comme le premier jour, on a des bateaux, des bateaux et encore des bateaux.

vendredi 12 août 2011

Paimpol - Fête du Chant de Marin (1)

Et voilà, c'est le premier jour de la fête, qui commence par un concert de cornes de brume par tous les bateaux présents, accompagné par les canons du Renard.
On est plutôt bien placé dans le port, tout au bout du ponton du milieu, donc en plein milieu du bassin, le plus loin possible des quais, mais pas loin des copains, parfait.


jeudi 11 août 2011

En route vers Paimpol

Voilà voilà c'est les vacances! Et qui dit vacances dit petit bateau... Direction prévue cette fois, Paimpol, pour la Fête du Chant de Marin. C'est une fête qu'on aime vraiment bien, qui a lieu tous les deux ans. Plein de jolis bateaux dans le port de Paimpol, on retrouve les copains, de la musique partout (et pas seulement du chant marin, il y a une sacrée programmation musicale), on est bien accueilli, placé au coeur de la fête, et on nous demande juste de pavoiser et faire un  beau spectacle à quai, et traditionnellement il fait beau. Et puis ça fait une jolie balade pour y aller.

Les bateaux sont attendus, en théorie, jeudi 11 au soir, mais comme l'accès du port de Paimpol se fait par des écluses, sur un temps limité, on nous a demandé de venir plus tôt, on va donc essayer d'y être mercredi soir. En théorie, si le vent s'y prête, on peut faire le trajet dans la journée, mais avec les horaires de marée, ça voudrait dire se lever à 3h du matin, et bon, c'est les vacances quand même... Donc on choisit une autre option : partir mardi 9 à midi, passer la nuit dans le nouveau port de Saint Cast, repartir le matin vers 9h pour passer Fréhel avant la renverse, et arriver à Paimpol le soir.

Le vent souffle de nord-ouest assez fort depuis quelques jours, et même si ça mollit un peu (pas trop) le mardi, il reste un vieux fond de houle assez pénible qui rend la progression initiale difficile, parce que le petit bateau n'aime pas trop la mer agitée et s'arrête sur chaque vague un peu plus haute. Jusqu'à la hauteur de Cancale on n'avance qu'à trois nœuds et avec une direction un peu trop serrée (si ça continue, on ne va pas passer la pointe du Grouin!). Finalement, le vent passe un peu plus nord, la mer se calme un peu, le courant devient un peu plus favorable, en plus il y a du soleil, bref ça devient presque agréable! On arrive à Saint Cast au coucher du soleil et on se trouve une place à couple sur le ponton d'attente.


samedi 6 août 2011

Nuits des soudeurs

A Granville, il y a un port de pêche, un port de plaisance, mais aussi un port de commerce (bon, en fait, c'est le même que le port de pêche, c'est juste le quai d'en face). Il y a un petit trafic de cargos, qui chargent des cailloux, et de la ferraille. Du coup, sur le quai sud du port, il y a souvent un tas de ferraille rouillée qui grossit, grossit, jusqu'au passage d'un cargo, qui embarque le tout, et ça repart.

Il y a quelques années, un groupe d'artistes locaux, travaillant avec les matériaux de récupération, a imaginé de transformer le port en un lieu de création autour de la ferraille, et ainsi est née la Nuit des Soudeurs. Pendant deux jours (et une nuit), une trentaine d'artistes scient, plient et soudent, pour créer des sculptures métalliques, réalistes ou poétiques. Le public peut se balader entre les stands. Ça fait du bruit, ça sent "le chaud", ça fait des étincelles partout (spectaculaire surtout la nuit). Les artistes amènent aussi certaines de leurs œuvres déjà réalisées, et il y a des choses magnifiques.

Cette année je n'ai pu y aller que l'après-midi du premier jour, donc il y avait surtout des œuvres anciennes, et des travaux en train de se faire.

Le site de l'évènement, si vous voulez en savoir plus : http://www.lanuitdessoudeurs.com/

dimanche 31 juillet 2011

Grand Pardon de Granville

Le dernier dimanche de juillet, à Granville, c'est le jour du Grand Pardon de la Mer à Granville. Il y a une messe en plein air et une procession en l'honneur de Notre Dame du Cap Lihou, protectrice de la ville, ainsi qu'un jeté de fleurs en mer en hommage aux marins disparus. L'aspect religieux de la chose ne me passionne pas forcément (la messe et la procession, c'est sans moi), mais être en mer avec son navire pavoisé au moment du lancer de la gerbe fait partie des moments forts de la vie maritime. Et puis en général c'est un joli spectacle!

Bref, nous voilà sur l'eau ce dimanche, les horaires de marée entrainant une cérémonie en fin de journée. C'est à bord du canot de sauvetage que l'évêque va lancer les fleurs à l'eau, et lorsque cela est fait, tous les bateaux font retentir leurs cloches ou leurs cornes de brume.


vendredi 29 juillet 2011

Strand Hugg, folk marin festif

"Strand Hugg", c'est un terme viking qui signifie "raid sur la côte". C'est aussi (entre autre) le nom d'un groupe de musiciens de la région de Granville, qui se définissent eux-même comme faisant du "folk marin festif". Ils reprennent des chants de marins connus ou moins connus, et des chants en rapport avec la mer, dont ils refont les arrangements à leur façon, des musiques entrainantes et dansantes. Ce sont d'excellents musiciens et des bons vivants, ils ont une pêche d'enfer et savent naturellement mettre l'ambiance partout où ils passent. Leur musique (et les musiciens) sont liés indissociablement à la plupart de mes souvenirs forts de navigation.

Ce vendredi ils étaient en concert à Granville (il fallait le savoir car la publicité n'a pas été à la hauteur...), sur le village du Marité, devant un public un peu clairsemé au départ puis se renforçant dans la soirée (il faut dire que, phénomène météorologique inouï pour ce mois de juillet, il ne pleuvait pas). Un concert commencé le jour et terminé à la nuit, toujours aussi chouette, merci les gars!

dimanche 24 juillet 2011

Bisquines en régates (2)

Autant le dire, je n'ai su le résultat final que par ouï-dire. Les horaires des marées décident, et nous devons être rentrés à Granville avant 17h (sinon il faudra attendre 1h du matin, et bon, j'ai un métier aussi...). Donc nous ne verrons pas la fin de la régate. A dire vrai, on a eu du mal à voir le début aussi. En effet, le temps estival habituel est revenu : crachin et bruine et pluie et brouillard qui donne une petite ambiance fantômatique (un phare est caché sur cette photo, saurez-vous le trouver?).

samedi 23 juillet 2011

Bisquines en régates (1)

Bon, c'est bien joli les bateaux modernes, mais revenons un peu aux fondamentaux.

Ce week-end, ce sont les régates annuelles de bisquines, ces magnifiques voiliers de pêche traditionnels de la Baie du Mont Saint Michel. Les régates ont lieu en alternance une année à Granville et l'année suivante à Cancale, et cette année c'est la Bretagne qui organise. Marée de morte-eau oblige, la concurrente granvillaise et ses bateaux accompagnateurs (à savoir nous-même, et le génial petit côtre maquereautier L'Albatros) ne peuvent pas quitter le port avant 11h. Un bon vent de travers (force 4 bien soutenu) permet à La Granvillaise d'être là bien à l'heure pour le départ de la première manche, pour nous on se retarde un peu en tapant dans les vagues et on arrive à Cancale vers 14h30, au milieu de la régate. Et miracle, il ne pleut pas (limite, il y aurait du soleil, qui pointe entre les nuages, et donne des jolies lumières).

Présentation des protagonistes :
La Cancalaise, la noire, bisquine de Cancale


vendredi 15 juillet 2011

Tour des Ports de la Manche

Le Tour des Ports de la Manche, c'est une épreuve de voile qui a lieu tous les ans aux alentours du 14 juillet, avec un parcours entre différents ports de la Manche et des Anglo-Normandes. Cette année le départ a été donné le 10 juillet à Guernesey, et les deux dernières manches arrivaient à Granville (Jersey-Granville le 14 juillet, et Granville-Chausey-Granville le 15 juillet).

Quelques petites photos prises depuis le sentier côtier sur la Pointe du Roc, sous le phare de Granville, ça me change un peu des vieux gréements.

Arrivée des bateaux le 14 juillet (la ligne d'arrivée était entre le bateau sans voile qu'on voit sur la première photo, et la bouée orange qu'on voit sur la troisième). Lumière pas facile, en plein contre-jour.


dimanche 26 juin 2011

Brèves rencontres

Un dimanche où il fait beau, un petit vent agréable, quoi de mieux pour une sortie en mer de quelques heures "entre les portes" (c'est à dire entre l'ouverture et la fermeture du port, aux petits coefficients de marée les horaires sont en général favorables au pique-nique en mer...).

Et si on a de la chance, quelques rencontres agréables : un joli bateau, et de jolis bestiaux... Le tout sur fond de Mont Saint Michel, avouez que ça a de la classe. Et les dauphins, c'est toujours magique (même si ils compromettent la pêche au maquereau... On pêchera la prochaine fois, tant pis).



lundi 20 juin 2011

L'Express-Cotier en direct (et en différé)

Il reste encore 3 jours pour profiter de la génialissime diffusion en direct du voyage du MS Nordnorge de Bergen à Kirkenes, diffusion réalisée par la chaine de télévision norvégienne NRK, et c'est ici:
http://www.nrk.no/hurtigruten/?lang=en
Six jours de direct, minute par minute, ils sont un peu frappés ces norvégiens, mais ça marche très bien.C'est tout simplement grandiose, en plus la météo est de la partie, et c'est remarquablement filmé.

Edit du 24 juin. Excellente nouvelle! Le film restera en ligne à l'adresse ci-dessus (avec la carte cliquable) pendant une durée indéterminée mais aussi longue que possible, donc si vous avez loupé le direct, vous pouvez voir et revoir ces images autant que vous voulez. Vous pouvez cliquer à peu près n'importe où, c'est joli partout.

Et ça m'a remotivée pour remettre à jour le site de mon premier voyage à bord de l'Express-Cotier en avril 2006, à bord du MS Lofoten (Old, Small, but Awesome). Il y avait quelques soucis avec l'affichage des photos, certaines avaient mystérieusement disparu, bref normalement c'est réglé (même si 2 rubriques ne sont toujours pas faites...), et c'est ici:
http://hurtigruten.terremer.net/

mardi 14 juin 2011

Guernesey (3)

La fin du séjour à Guernesey a été riche en émotions (météorologiques, et variées) mais pauvre en photographies...

Dimanche 12 juin. 

Ça devait arriver, il pleut. Mais alors il pleut bien bien, hein. La preuve, on ne voit plus les îles. Et le coup de vent annoncé est bien là. On devine les vagues qui déferlent à la sortie du port. Et dès que la marée monte par dessus le seuil, on fait plus que les deviner, puisque la houle rentre avec force jusqu'au fond de la marina. Le petit bateau est secoué dans tous les sens, et tire sur ses amarres comme un cheval rétif. On cassera deux gardes coup sur coup, et on passe un moment assez misérable coincés par la pluie dans le bateau qui roule et tangue. Quand les amarres se tendent d'un coup, ça fait comme un grand coup de frein, tout le gréement craque, et on se sent comme des balles de flipper... Heureusement que le pont tout neuf est bien étanche! Et encore, on est au fond du port, les plus abrités. Sur les pontons d'attente à l'extérieur de la marina, ça ne doit pas être rigolo du tout.

samedi 11 juin 2011

Guernesey (2)

On arrive à être opérationnel un peu plus tôt ce matin. Il fait toujours un temps un peu curieux ce matin, avec passage d'averses, et très beau temps au milieu. Et on continue notre tour de Guernesey à pied qu'on a entamé il y a déjà quelques années. C'est très simple : on prend la "Carte de marche de Guernsey" à l'Office du Tourisme, on prend le bus n°7 qui fait le tour complet de l'île (ou 7A qui tourne dans l'autre sens), on descend quand c'est joli, on marche tant qu'on a le courage, et on reprend le bus à une station plus loin. On a déjà parcouru à peu près toute la partie haute de l'île, ainsi qu'un petit bout de la route des falaises au sud.

Aujourd'hui on décide de commencer la promenade à Sausmarez Manor, au Sud de Saint-Peter. C'est un manoir du XIIIème avec un grand parc/jardin aménagé pour la promenade avec des activités pour les gamins et des fleurs à gogo. Le samedi il y a un très charmant marché fermier où nous achetons des petits "pasties" maison à la viande. De là, c'est très facile de rejoindre le sentier côtier qui nous ramènera à Saint-Peter. On a déjà vu beaucoup de jolis coins avec nos balades, mais je crois que c'est une de celles qui m'a le plus enthousiasmée. Le sentier passe tantôt dans la forêt, et tantôt au bord de la falaise (on descend même un moment jusqu'à la plage), très bucolique, et on a une vue magnifique sur les îles. Comme en plus, aujourd'hui, il y a une sacrée visibilité, on les voit vraiment bien, les îles (donc, vous vous rappelez, sagesse populaire dixit, il va beaucoup pleuvoir). Voilà quelques petits coups d'oeil le long du chemin.

Fermain Bay, vu d'en bas (ci-dessus) et vu d'en haut (ci-dessous).

vendredi 10 juin 2011

Guernesey (1)

La météo n'étant pas très coopérative, j'ai abandonné le petit bateau (sous bonne garde) pendant 3 jours pour retourner bosser et reporter les jours de congés sur la semaine prochaine.
Finalement, départ de Binic le 9 juin, vers midi (marée oblige). Le vent est prévu un peu de face pour le début, puis franchement portant pour la suite, et c'est à peu près ce qu'on a, sous un ciel gris à part au(x) moment(s) de l'apéro où le soleil vient nous faire un petit salut passager. On salue comme il se doit les marques de passages : le Grand Léjon d'un bord, les Roches Douvres de l'autre, beaucoup plus tard. Il nous manquera un petit peu de vent (et un petit peu de courage) pour finir à la voile et on fait un peu de bruit pour arriver sur Guernesey. Finalement, on rentre dans Saint Peter Port vers 1h du matin (minuit localement), on est accueilli comme d'habitude par un officier du port qui nous accompagne jusqu'à une place au ponton dans la marina. Petit repas rapide, et dodo.


samedi 4 juin 2011

La Morue en Fête (3)

Aujourd'hui, tout bien considéré, c'est un peu le même jour qu'hier... On ne regarde pas la montre ni les gros titres des journaux, les vacances quoi. On a l'impression qu'il n'y a pas beaucoup de monde sur les quais, mais la presse quotidienne nous apprendra plus tard qu'il y a eu 40.000 visiteurs sur le week-end, un grand succès (tant mieux, ça veut dire que ça va continuer, et on aime bien venir ici, je l'ai déjà dit non?).

Petite séance photo spécial "reflet" en fin d'après midi avant la sortie des bateaux du soir.


vendredi 3 juin 2011

La Morue en Fête (2)

Normalement il était prévu aujourd'hui une sortie des bateaux jusqu'au charmant mouillage de Gwin Zegal sous les falaises de Plouha, mais le vent continue à souffler depuis le nord-est, et toujours fort, et par ces vents-là ce n'est pas une côte très abritée, donc la sortie est annulée. On a donc le droit à la grasse matinée puis la flanerie le long des quais et sur les différents bateaux amis pour écouter de la musique, prendre l'apéro, goûter les acras (de morue bien sûr), écouter encore de la musique, faire la sieste, reprendre l'apéro, aller voir les expos, goûter d'autres acras, etc etc. Il fait beau soleil et le port est bien abrité donc c'est très agréable.


jeudi 2 juin 2011

La Morue en Fête

On ne rigole pas, c'est très sérieux. La Morue en Fête, c'est un festival très sympa qui a lieu tous les ans lors du week-end de l'Ascension dans le charmant petit port de Binic ("le grain de beauté des Côtes d'Armor"). Beaucoup de musique, d'animations, des expositions retraçant le passé morutier de ce port de la Baie de Saint-Brieuc, une ambiance très sympa, et des vieux gréements. On aime bien y aller car cela fait une navigation de début de saison très agréable, et on y est toujours très bien accueilli.

Et ça fait déjà un moment que le petit bateau est prêt à partir, le grand carénage ayant été fait le week-end de Paques, et l'Ascension est bien tard cette saison...


Peinture fraiche, une trinquette neuve, vivres faits, il faudra surveiller les petites traces d'eau qu'on a vu dans les fonds, et grand départ jeudi matin, avec un petit vent de nordet prévu, soit pas chaud chaud, mais tout à fait dans le bon sens pour aller de la Baie du Mont Saint-Michel vers la Baie de Saint Brieuc.

dimanche 3 avril 2011

Week-end à bulles (2)

Réveil un peu tardif ce matin (mais zut hein, c'est dimanche) et sous la pluie en plus, donc un temps idéal pour le volet "patrimoine" de notre visite.
Direction Reims, donc, en faisant un dernier tour dans le vignoble, avec toujours de très beaux paysages entre les averses. Si il nous reste du temps ensuite, on avisera...


samedi 2 avril 2011

Week-end à bulles (1)

Au hasard d''une offre promotionnelle trouvée sur internet, nous voilà partis pour un week-end en Champagne... Une région qui m'est totalement inconnue (mis à part pour sa célèbre production alcoolisée...). Point de chute, Epernay, la capitale économique et politique du champagne. C'est une ville assez vivante, et bien agréable sous le soleil de ce samedi matin, jour de marché. On y trouvera un bon chaource pour le pique-nique du midi, et c'est parti pour un week-end "terroir et patrimoine".

Petite promenade obligée sur l'Avenue de Champagne, où se trouve les sièges (imposants) des principales maisons (Moët & Chandon en tête), la ville étant construite sur un gruyère de caves percées dans la craie. Ensuite, direction un des circuits (bien balisé) de la Route touristique du Champagne, autour de la Montagne de Reims. Ça n'est pas que ça monte très haut, comme montagne, mais c'est vraiment très vallonné, et tout ce qui n'est pas forêt est couvert de vignoble. C'est vraiment joli.

On profite du soleil pour découvrir une curiosité floristique : les Faux de Verzy, un peuplement quasi-unique de hêtres aux formes tourmentées. Les troncs se tordent, se séparent et se retrouvent, les branches retombes jusqu'au sol, c'est très curieux. De vraies petites cabanes à lutins, on imagine des contes et légendes riches autour de ces drôles d'arbres. Les feuilles commencent juste juste à sortir par endroit, bientôt ces arbres prendront l'apparence d'une boule verte, bien dense.


lundi 21 mars 2011

On a marché sous la mer...

Plus exactement, sur le fond de la mer, et pour faciliter les choses, on a attendu que la mer soit partie.
Grandes marées ce week-end, les plus grandes de l'année, les plus grandes depuis pas mal de temps même. Alors quand on est dans le coin des "plus grandes marées d'Europe", ça ne se rate pas. Trois jours dans les îles, le bonheur. Surtout que Météo-France annonce des conditions "idéales pour la marée". Ça veut dire soleil, et hautes pressions. L'air va appuyer sur la mer, en gros. Donc ça va monter moins haut à la marée haute, mais à la marée basse, ça va descendre plus bas que prévu.

 

dimanche 13 mars 2011

Carnaval 2011 à Granville

Dimanche 6 mars 2011

Dunkerque et Rio, certes, mais Granville a aussi une tradition de Carnaval solidement ancrée, avec la 137ème édition qui s'est déroulée cette année du 5 au 8 mars. Le programme est assez immuable, depuis la remise officielle des clés de la ville au roi du Carnaval le samedi midi (roi qui sera jugé et exécuté par le feu 4 jours plus tard) jusqu'à la grande journée des "intrigues" le mardi. La Grande Cavalcade du dimanche est un moment fort, avec 38 chars "officiels" cette année et toute la foule qui les accompagnent.
Les chars sont constitués par quartiers de Granville, ou par bande de copains. Ils font souvent écho à l'actualité locale ou nationale.
Cette année il faisait particulièrement beau ce dimanche,la foule était dense pour la Cavalcade. Super spectacle, mais pas facile pour les photos, donc ça sera surtout des portraits. Il faut imaginer la musique (fanfares + sono sur les chars) et les milliers de confettis qu'on retrouve dans ses poches pendant plusieurs mois!


samedi 5 mars 2011

Au sud du sud, jour 11 & 12 : passage de Drake, Cap Horn

14 février 2009

Et c'est reparti pour le passage de Drake... Et sans être complètement la tempête, c'est quand même nettement plus agité qu'à l'aller, et franchement, maintenant qu'on sait que tout s'est bien passé et qu'on a eu une météo exceptionnelle pendant tout le voyage, ça aurait presque été frustrant de ne pas se faire un petit peu secouer dans ces eaux...



jeudi 3 mars 2011

Au sud du sud, jour 10 : Arctowski Station

13 février 2009

Et voilà, ça devait arriver... C'est notre dernier jour en Antarctique, notre dernier débarquement. Il fait toujours beau, un peu gris le matin mais le ciel bleu revient vite... On a vraiment été gâté par le temps (par le reste aussi d'ailleurs). Aujourd'hui, on est sur King George Island, toujours dans les Shetlands du Sud, et on débarque près de la station de recherche polonaise Henri Arctowski (sur la carte, les batiments de la station sont partiellement cachés sous les nuages). Elle est en activité, le personnel est très accueillant, fait visiter les bâtiments à ceux qui souhaitent, et proposent quelques souvenirs à la vente dans la petite boutique/chapelle/phare accolée à un rocher. On est également accueilli par quelques manchots à jugulaire et des otaries à fourrure.


mardi 1 mars 2011

Au sud du sud, jour 9 : Deception Island, Yankee Harbour

12 février 2009

On sent de plus en plus la fin du voyage... On a quitté les régions très froides, il y a de moins en moins de neige, de glace. Du coup, on se dit qu'on a vraiment bien fait de choisir un voyage qui allait très au sud, parce que c'est là qu'on a vu les plus beaux paysages... Mais bien sûr, si on était venu plus tôt dans la saison, on aurait eu sans doute des paysages plus extrêmes même dans le nord de la Péninsule... Bon, faudra revenir! ;)

Ce matin, direction Deception Island. Non, ce n'est pas l'île de la Déception, c'est même plutôt le contraire, c'est l'île "qui cache bien son jeu". Derrière des montagnes escarpées aux couleurs très minérales, se cache un immense port naturel, bien abrité des vents et de la mer, et qui a servi de refuge et de lieu de travail à l'industrie baleinière tout d'abord, puis à des activités scientifico-stratégiques britanniques après la seconde guerre mondiale.(sur la carte, c'est là!).


lundi 28 février 2011

Au sud du sud, jour 8 : Canal Lemaire

11 février 2009 (suite)

Nous poursuivons notre voyage par la traversée en fin de journée du Canal Lemaire, aussi surnommé "Canal Kodak" car selon la légende touristique, c'est le lieu le plus photographié en Antarctique. On comprend facilement pourquoi, alors qu'on approche de l'entrée, sous la lumière chaude de la fin de journée et par grand calme. Les montagnes se reflètent dans l'eau, le soleil descendant fait des jeux d'ombres et de lumière sur les sommet, et c'est vraiment magnifique.


dimanche 27 février 2011

Au sud du sud, jour 8 : Fish Island

11 février 2009

On continue notre remontée vers le nord et vers la fin du voyage... Pendant la nuit, mine de rien, on a repassé le cercle polaire, et on se réveille avec un magnifique ciel bleu, grand soleil, tout calme, paysage fabuleux (comme d'habitude? On ne s'en lasse pas).

 

Ce matin, on s'arrête sur les minuscules Fish Islands (j'ai eu bien du mal à les localiser sur la carte, j'espère qu'elles sont à la bonne place!).  Elles sont peuplées de petits manchots Adélie toujours aussi charmants, ainsi que des skuas, toujours à la recherche d'un poussin fatigué pour leur casse-croute, et également des cormorans. 

dimanche 20 février 2011

Au sud du sud, jour 7 : Hanusse Bay

10 février 2009 (suite)

On vient donc de traverser le Gullett, cet étroit passage assez mythique parmi les navigateurs de l'Antarctique. D'une part c'était magnifique (voir note précédente), et d'autre part on a gagné plein de temps en évitant de faire le tour de la grande ile Adélaïde. Du coup, on peut prendre le temps d'une balade en zodiac au milieu des icebergs, dans Hanusse Bay. Certains verront des baleines en gros plan, nous "juste" des phoques et des otaries et des reflets d'icebergs dans l'eau et la lumière... Bon, on va s'en contenter facilement.

 

samedi 19 février 2011

Au sud du sud, jour 7 : The Gullet

10 février 2009

Ce septième jour de voyage marque le début de notre remontée vers le nord. On est parti à vitesse réduite hier soir pour profiter du spectacle du jour, le moment sans doute le plus irréel et le plus riche en émotions pour l'équipage et les passagers. En effet le capitaine va tenter de faire passer son bateau par un très étroit passage (le Gullet) entre la péninsule Arrowsmith (sur le continent, à notre droite en montant) et l'ile Adélaïde + quelques petits ilots à gauche. Je vous laisse voir sur la carte l'étroitesse des passages. C'est un passage qui voit rarement des bateaux, car déjà il y a peu de bateaux qui descendent autant au sud, et en plus il faut des conditions vraiment particulières de glaces et de vent pour que le passage soit praticable. C'est pris dans les glaces la plupart du temps et même en été le passage est rempli de "glaçons" plus ou moins gros...


vendredi 18 février 2011

Au sud du sud, jour 6 : Stonington Island

9 février 2009 (suite)

Suite du jour 6, toujours dans la Baie Marguerite. Nous atteignons le point le plus au sud de notre voyage, c'est à dire qu'après cette dernière étape, on fait demi-tour (et, malheureusement, on se rapproche de la fin du voyage!).

Notre point de débarquement est Stonington Island (voir toujours la carte). C'est une île minuscule, qui a accueilli deux bases successivement, d'abord la "East Base" du service des expéditions antarctiques des Etats-Unis entre 1939 et 1941, ainsi que la station britannique E depuis les années 40 jusqu'à 1975. Les bâtiments ont été restaurés et en partie réaménagés, on peut les visiter; même si l'intérieur est moins complet que sur Horseshoe Island, c'est une visite très émouvante quand on pense à tous les hommes (et pas beaucoup de femmes...) qui ont passés ici des moments pas toujours faciles.

Bon, voilà pour le blabla, maintenant les photos. On arrive assez tard dans la soirée et comme on fait partie du dernier groupe à débarquer, on contemple depuis le pont des lumières magnifiques sur le glacier juste derrière l'île.La petite virgule qui dépasse de la pente, c'est le torse et la tête d'un des passagers qui se promène, ça vous donne une idée de l'échelle du glacier.


Avec le soleil qui descend d'un côté, et la brume qui recouvre la montagne de l'autre, les lumières sont de plus en plus indescriptibles.

jeudi 17 février 2011

Au sud du sud, jour 6 : Horseshoe Island

9 février 2009

Pendant la nuit, on est repassé en mer ouverte (très calme) pour faire le tour de la grande île Adélaïde, et on est entré dans la Baie Marguerite, but ultime de notre voyage (voir toujours la carte). Cette baie a été découverte en 1909 par Charcot, qui lui a donné le nom de sa femme. On croise des immenses icebergs tabulaires, spectaculaires.


Notre premier arrêt du jour est sur Horseshoe Island, appelée ainsi à cause de sa belle grande baie abritée, en forme de fer à cheval.

Au sud du sud, jour 5 : Detaille Island

8 février 2009 (suite)

On continue donc notre périple après le passage du cercle polaire, et toujours sous la pluie (voir la carte). Un débarquement est prévu sur une île minuscule appelée Detaille Island. Il y a eu sur cette île une base scientifique anglaise de 1956 à 1959 (appelée très poétiquement "base W"), base évacuée ensuite devant les difficultés rencontrées pour le ravitaillement de cette base (le personnel a été évacué vers une autre base appelée encore plus poétiquement "base Y", sur Horseshoe Island où nous nous rendrons plus tard). Les quelques batiments, couverts de bois, sont encore debout, mais on n'a pas le droit d'y entrer.


mercredi 16 février 2011

Au sud du sud, jour 5 : Cercle polaire

8 février 2009

En quittant Paradise Bay le soir précédent, on poursuit notre périple vers le sud. On passe dans le canal Lemaire (très étroit) à la nuit tombée donc on ne voit pas grand chose, à part le projecteur du bateau qui balaye les blocs de glace devant nous. On sent que le capitaine doit manoeuvrer subtilement pour éviter les plus gros blocs, on avance à vitesse très réduite. C'est assez impressionnant, mais on repassera par là de jour au retour, on verra mieux!

Le matin se lève sur un ciel très gris, voire même pluvieux. Ca y est, le voilà le mauvais temps qu'on nous promet depuis le départ? Bof, c'est pas si terrible que ça, surtout qu'il y a assez peu de vent, et que c'est surtout le vent qui donne une impresion de froid. Donc avec un bonne veste imperméable, c'est tout à fait tenable sur le pont. On continue notre apprentissage de l'appréciation des jours gris, qui révèlent des couleurs étonnantes dans les icebergs.


Au sud du sud, jour 4 : Paradise Bay

7 février 2009 (suite)

Voilà donc la deuxième partie du 4ème jour du voyage, et le lien vers la carte Google du moment.

On continue notre périple vers le Sud, toujours au milieu de ces montagnes et glaciers qui tombent dans la mer.


mardi 15 février 2011

Au sud du sud, jour 4 : Cuverville Island

A suivre sur la petite carte Google du jour.

7 février 2009

Donc après être parti de Half Moon Bay, on a navigué pendant la nuit vers le sud. Au petit matin, le temps est gris, mais comme nous a dit la photographe professionnelle qui nous accompagne "il faut apprendre à aimer les jours gris". C'est ce qu'on fait, et on n'a pas à se forcer beaucoup...