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lundi 15 juin 2015

Rapa Nui, dernier jour

C'est notre dernier jour aujourd'hui, on reprend l'avion ce soir et c'est bien triste. Le temps est triste aussi d'ailleurs, gris et froid. On profite de notre dernière matinée de location de voiture pour refaire un petit tour à Hanga Piko (le deuxième port de Hanga Roa) et son Ahu. Tiens d'ailleurs, on n'avait pas fait attention à cette statue tombée la dernière fois?


dimanche 14 juin 2015

Rapa Nui, 6ème jour (2)

On continue notre dernier tour de l'île (demi-tour en fait, puisqu'on n'a pas été ni sur le Poike à l'est, ni sur la partie de la côte à l'ouest d'Anakena). Dernière visite aussi à Tongariki. L'occasion de bien voir quelque chose qu'on nous a expliqué au musée hier. Un Ahu, en fait, c'est un lieu socialement et religieusement important, autour duquel s'établit le village. Il se compose d'une esplanade délimitée par des grosses pierres, une plate-forme sacrée rectangulaire en pierres ajustées, et des statues protectrices incarnant l'esprit des ancêtres. Ca ne vous rappelle pas quelque chose? Avec quelques variations (de taille des statues, notamment), c'est tout à fait la même organisation que le marae polynésien. On retrouve aussi des variantes de ces sites à Hawaï et en Nouvelle-Zélande (selon le musée toujours, mais j'espère bien pouvoir vérifier un jour! Surtout en Nouvelle-Zélande). Encore un signe fort que Rapa Nui fait bien partie de la Polynésie!

Rapa Nui, 6ème jour (1)

Aujourd'hui c'est dimanche, et on nous a conseillé d'aller assister à la messe à l'église d'Hanga Roa. L'église est pleine, beaucoup de locaux en grande tenue, quelques touristes. Le prêtre est parfaitement raccord avec la décoration de l'église : il a une belle aube blanche, un collier de fleurs, et une magnifique coiffe avec des plumes multicolores fixées sur un bandeau orné de dessins de croix et autres symboles chrétiens. C'est très chouette à voir. Je n'ai pas pris d'appareil photo parce que je trouve ça un peu irrespectueux (d'ailleurs, un officiant en début de service demande - en plusieurs langues - de ne pas prendre de photo), mais j'ai bien regretté d'avoir oublié de prendre un petit enregistreur de sons, parce que le service a vraiment été très beau (même si je n'ai rien compris), avec une partie des sermons en langue locale et beaucoup de chants, en espagnol et en Rapa Nui également. A côté et derrière moi il y a deux hommes qui chantent magnifiquement bien et chacun dans une voix différente, c'est un régal. Même pour des non-croyants comme moi c'est un moment très fort et très beau.

On reprend ensuite la route et le temps est bien meilleur aujourd'hui, il y a toujours du vent et toujours quelques averses mais bien moins fréquentes et plein de ciel bleu! Depuis 3 jours on prend tous les matins la même route vers Anakena pour passer par la barrière Vaiatea et on n'a pas eu de problèmes. On va refaire ce matin une petite exploration de la côte sud, mais au passage quand même on s'arrête à nouveau à la carrière de Rano Raraku, je ne m'en lasse pas.

samedi 13 juin 2015

Rapa Nui, 5ème jour (2)

La suite de l'après-midi, toujours entre les averses. On retourne sur des sites qu'on a déjà visité (plusieurs fois même, et c'est pas fini!) mais une fois le choc de la découverte passé, on peut prendre le temps de voir des détails qu'on n'a pas encore vus. Et la lumière change pas mal d'un jour à l'autre (d'une heure à l'autre même) donc les ambiances changent. C'est toujours intéressant. Nous revoilà donc à Tongariki.


Rapa Nui, 5ème jour (1)

J'ai oublié de dire que Lionel, le mari de Tita et papa de Nelly, est revenu hier soir de Santiago, et on a eu le plaisir de pouvoir discuter avec lui hier au diner. Enfin, on a essayé en tout cas, parce qu'un nouveau client est arrivé à la pension par le même avion, et a entrepris, sans qu'on lui demande rien, de nous raconter sa vie en long et en large (et même en travers) donc j'ai essayé de poser des questions à Lionel pour occuper le terrain dès qu'il reprenait sa respiration. J'espère qu'on aura un peu plus de chance ce soir, parce que Lionel a l'air vraiment cultivé sur l'histoire locale, et son point de vue d'européen est un peu différent de celui de Nelly, et complémentaire.

Bon, ce matin il pleut des seaux. On décide donc d'aller au Musée Anthropologique Sebastian Englert, sur la route juste un peu après l'Ahu Tahai. On pourrait presque y aller à pied, si il faisait beau. Bon, si il faisait beau, peut-être qu'on n'irait pas au musée. Et ça serait dommage, parce que cC'est un musée très intéressant et qui fait une bonne introduction à l'histoire de l'ile. En fait il aurait presque fallu commencer par là. Il n'est pas très grand mais bien fait, avec des panneaux explicatifs en espagnol et anglais, et pas mal de statues et objets. En plus aujourd'hui l'entrée est gratuite (je n'ai pas réussi à savoir si c'était lié à la situation actuelle du Parc). 

vendredi 12 juin 2015

Rapa Nui, 4ème jour (3) : Rano Raraku, Papa Vaka

Notre prochain arrêt est pour le volcan de Rano Raraku et la carrière de Moai. Voilà vu de loin, toujours avec les chevaux, c'est beau non? Il fait beau aujourd'hui, enfin, parfois quelques averses (au loin, la plupart du temps) et entre ce grand beau soleil. Et il y a du vent, beaucoup, beaucoup de vent, encore plus qu'hier, on a même parfois du mal à marcher.

Rapa Nui, 4ème jour (2) : Tongariki

Notre prochain arrêt est à l'Ahu Tongariki. Je crois qu'il y a encore plus de vent qu'hier, et là on n'est plus du tout à l'abri. La mer est très en colère, et ça ajoute à la beauté du site, qui est déjà très spectaculaire en lui-même. Le clou du site, c'est bien sûr cette magnifique plate-forme avec ses 15 moai alignés (rappel donc, si vous venez visiter dans des conditions sociales plus apaisées, venir là pour le lever du soleil, particulièrement autour des équinoxes).

Rapa Nui, 4ème jour (1) : Anakena

On n'est que deux ce matin pour les visites guidées avec Nelly, les deux autres français ayant décidé qu'ils préféraient visiter tout seul. Bon. Bien! Conduits par Nelly, nous voilà donc sur la route vers le nord. On arrive dans la petite "forêt" avec la barrière par laquelle on est sorti hier (j'ai mis les deux barrières sur la carte, là on est à la barrière "Vaitea". Cette fois, c'est fermé. De part et d'autre de la route il y a quelques maisons en ruines. Nelly nous explique que ce sont les restes des bâtiments de "commandement" de la compagnie Williamson-Balfour, celle qui a exploité l'île pendant toute la première moitié du XXème siècle pour y élever des moutons, en parquant les habitants à Hanga Roa, avec la bénédiction du gouvernement chilien. Je suppose que ce lieu n'a pas été choisi par hasard comme lieu de revendication. Un petit groupe de personne est en train de discuter et boire autour d'une table, ça a l'air plus convivial que sur l'autre route! Nelly parlemente à l'entrée, et la barrière se lève (par un ingénieux mécanisme de cordes et de contre-poids, ce qui fait qu'il est possible de l'ouvrir sans se lever de la table!). Nelly nous dit qu'elle a bien expliqué qu'on reviendrait les autres jours tous seuls et qu'il faudra nous laisser passer. On verra!

Nous revoilà donc à Anakena. Voilà une vue en situation, depuis le bord de la cocoteraie (il ne faut pas rester sous les cocotiers, particulièrement quand il y a autant de vent qu'aujourd'hui. Un coup de noix de coco sur la tête est un des plus grands dangers de la Polynésie!).

jeudi 11 juin 2015

Rapa Nui, 3ème jour (3)

Finalement je vais quand même présenter la fin de cette journée, même si on a visité des sites où on va revenir demain avec Nelly, qui nous donnera certainement des explications. En effet, quand on regarde la carte, on aurait plus vite fait de faire demi-tour et rentrer par là où on est venu, mais en fait il nous reste encore du temps, et puis je n'ai pas très envie de recauser au grand hippie en colère. Je sais que si on continue la route en faisant le tour de l'ile, on peut ressortir du parc par l'autre "barrière" qui est sur la route qui va de la plage d'Anakena (voir plus loin) à Hanga Roa. Donc on va passer par là, en espérant qu'ils sont mieux embouchés, et en chemin on va s'arrêter donc plusieurs fois. Je vous fait découvrir ces endroits comme on les a découvert, un peu en vrac, plus ou moins préparés, et sans trop d'explications, qui viendront dans le récit de demain.

On commence par quitter la route pour rejoindre le volcan de Rano Raraku, qui abrite la carrière où étaient taillés les Moai. En chemin, on est arrêté par un problème typique de la circulation sur l'île : les chevaux en liberté. Je trouve ça plutôt marrant! Un peu plus tôt dans la journée on est tombé sur un troupeau de vaches, c'était moins drôle (elles étaient un peu énervées...). Au loin, on devine le volcan.

Rapa Nui, 3ème jour (2)

On poursuit notre route vers l'Est et tout à coup on tombe sur une corde tendue en travers de la route, qui marque l'entrée dans le parc contrôlée actuellement par les autonomistes Rapa Nui. D'après Nelly, on ne devrait avoir aucun souci à rentrer. Un grand mec avec une tête de hippie vieillissant (grande barde grise et cheveux longs assortis) vient me faire signe d'ouvrir la portière et me demande quelle langue on parle. English, français... Ah ben français, ça lui plait! Donc dans un français un peu approximatif, il m'explique que c'est impossible de rentrer dans le parc si on n'a pas un représentant du peuple Rapa Nui dans la voiture. Un guide éventuellement, mais aussi un vieux, un gamin, n'importe qui du moment que c'est un Rapa Nui. Ah. Je tente poliment de lui dire qu'on était justement avec une Rapa Nui certifiée hier et qu'elle nous a promis le passage. "Mais là c'est moi qui garde l'entrée, donc c'est moi qui vous dit quoi faire". Euh, c'est pas faux. Je me tais. Il se lance ensuite dans un grand discours pendant plusieurs minutes (en français) auquel honnêtement je n'ai pas compris grand chose, à part qu'il a l'air énervé et c'est un peu stressant. J'ai l'impression qu'il dit que le monde doit comprendre les revendications des Rapa Nui sur leur histoire (je comprends, je vous jure) et qu'il est légitime à me refuser l'entrée. Bon ben OK, on va faire demi-tour alors? Alors en fait non, pour cette fois on va juste devoir mettre notre nom dans un cahier (?) et on peut passer si on veut, mais qu'on n'y revienne pas (ou pas sans un Rapa Nui). Et la corde tombe à terre. Bon, on est passé, mais ça n'était pas très agréable et on est un peu secoué.

Notre prochain arrêt est au bord d'une baie avec un Ahu de chaque côté. Le premier, côté ouest, c'est l'Ahu Ura Uranga te Mahina (voir la carte détaillée sur le post précédent).Il compte 5 statues renversées et leurs pukao.

Rapa Nui, 3ème jour (1)

Donc ce matin, il ne doit pas faire beau. On ne s'en rend pas bien compte alors qu'on prend le sentier côtier pour aller au centre ville chercher notre voiture de location. Il y a bien quelques nuages mais on voit le ciel bleu! Par contre, il y a pas mal de vent. C'est l'hiver ici, et on le sent bien plus qu'à Tahiti. Il fait entre 17 et 20°C, pendant le séjour on aura beaucoup de vent, un peu de pluie quand même, bref temps idéal pour des habitués des côtes de la Manche. Les statues de l'Ahu Tahai commencent à devenir des silhouettes familières, mais je n'en suis pas encore lassée (j'espère que vous non plus) et on ne les avait pas encore vues avec le soleil de face.


mercredi 10 juin 2015

Rapa Nui, 2ème jour (3) : Hanga Roa

Après cette première série de visites courte mais bien dense, Nelly nous dépose en ville en début d'après-midi. Comme on n'a toujours pas mangé, elle nous conseille d'aller manger un empanada chez sa grand-mère qui tient un restaurant dans la rue principale, Tia Berta ("Tante Berta"). Les empanadas sont des petits chaussons fourrés avec de la viande, du thon, du fromage, des légumes (un peu comme les cornish pasties). C'est la nourriture de base ici pour le voyageur au budget serré et au temps limité. Nelly nous explique que sa grand-mère (Berta, c'est elle) a révolutionné la tradition de l'empanada en mélangeant pour la première fois du thon et du fromage et que tous les autres restaurants ont suivi. Je ne sais pas trop quel crédit accorder à cette anecdote historique, et je suis a priori un peu sceptique sur l'association thon-fromages, mais on est là pour faire des expériences, donc on a testé, et il faut reconnaitre que ça n'est pas mauvais du tout, en plus la pâte est bonne et les chaussons fraichement cuits, une petite bière là-dessus et la vie est belle. On va ensuite se promener un peu en ville. Même en ville il y a des chevaux en liberté (noter la décoration inspirée des représentations du culte de l'Homme-Oiseau, ici une évocation de la sterne).

Rapa Nui, 2ème jour (2) : Vinapu, Puna Pau, Ahu Akivi

A Orongo, on avait encore quelques éléments historiques tangibles. A partir de maintenant, on rentre dans l'inconnu. Toute l'histoire de l'île d'avant l'arrivée des Européens ayant disparu avec l'extermination du peuple (et en particulier de ses élites politiques et religieuses, dépositaires du savoir), il ne reste que des hypothèses. Des hypothèses qui se sont construites sur ce qu'on voit aujourd'hui, c'est à dire ces murs, ces plateformes, ces statues surtout, dont la grandeur et la majesté peuvent faire parfois douter qu'elles sont l’œuvre des hommes. Donc certaines de ces hypothèses ateignent parfois des proportions mythologiques et font appel à des forces au-delà de notre monde. Bon, on n'en est pas complètement là avec notre prochain lieu de visite, mais c'est quand même le lieu qui a lancé une des hypothèses les plus fortes (et les mieux médiatisées) sur l'origine de la colonisation de cette île. Nous voilà donc à Vinapu (voir la carte), un site qui abrite deux Ahu (plateformes) aux statues couchées.

Rapa Nui, 2ème jour (1) : Orongo

On a très bien dormi chez Lionel et Tita, le soleil ne se lève que vers 9h ici alors ça nous change des réveils matinaux de Tahiti. On a repris du décalage horaire mais je ne sais plus dans quel sens, donc on va juste essayer de se recaler vite. On a deux jours de visites guidées comprises avec notre hébergement, d'ailleurs c'est une des raisons pour lesquelles j'avais choisi cette pension, parce qu'on m'avait dit beaucoup de bien de Lionel comme guide. Manque de bol (enfin, surtout pour lui et sa famille), il est retenu à Santiago du Chili avec une de ses filles qui a des soucis de santé (ça va mieux, mais ils sont en attente d'une place spéciale "locaux" sur un des avions qui assure la liaison quotidienne entre l'île et le continent). C'est donc Nelly, sa fille ainée, qui nous guidera lors de ces deux jours. Elle a une vingtaine d'années, parle correctement le français, et est très fière de ses origines Rapa Nui, ce qui teintera ses commentaires pendant les visites.

Et en fait ça n'est pas plus mal d'avoir eu quelqu'un avec une sensibilité locale pendant ces jours-là, car comme je disais hier, on arrive dans une période un peu troublée dans les revendications autonomistes des Rapa Nui. L'île est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, et la majeure partie du territoire, incluant les principaux sites touristiques, est située dans un parc national. Ce parc est géré par un organisme du gouvernement chilien, la CONAF (Corporación Nacional Forestal, équivalent en gros de l'Office National des Forêts en France). Certains Rapa Nui considèrent que cet organisme empoche l'argent ($60 par visiteur) pour le compte du gouvernement chilien et n'assure pas la protection et l'entretien des sites, et souhaitent donc que l'administration du parc reviennent aux Rapa Nui. En mars 2015, il y a eu des manifestations assez sérieuses qui ont abouti au départ (pas très volontaire) des agents de la CONAF et une appropriation des barrières d'entrée dans le parc par des Rapa Nui. La première conséquence pour le touriste moyen, c'est qu'on ne paye plus, mais il y a une certaine tension.

On commence les visites en ordre chronologique inverse, enfin, pas géologiquement, mais historiquement. Géologiquement, le volcan de Rano Kau est sans doute un des premiers qui est sorti de terre (ou de mer) pour former l'île, avec les deux autres points du triangle, le volcan du Poïke à l'Est et celui de Terevaka au Nord (point culminant de l'île). Ensuite ça s'est remplit de plein de petits volcans au milieu, puis la zone d'activité volcanique s'est éloignée, donc maintenant tous ces volcans sont éteints.

mardi 9 juin 2015

Rapa Nui (Ile de Pâques), 1er jour : découverte

On arrive à Hanga Roa, "capitale" (et seule vraie ville, en fait) de l'Ile de Paques, après un vol de 6 ou 7 heures assez mauvais. On a maintenant une semaine pour découvrir et visiter cet endroit. Sur le papier, ça a l'air largement assez, car en fait c'est une île toute petite. En vrai, ça a été un gros choc, un gros coup de cœur, et ici plus qu'ailleurs en Polynésie j'ai senti combien l'histoire, le passé, le présent (le futur aussi) était complexe. Ici plus qu'ailleurs j'ai essayé de comprendre des choses, ici plus qu'ailleurs je suis sûre que je n'ai fait que survoler. Ici plus qu'ailleurs je ne peux que raconter ce que j'ai ressenti et compris, en sachant pertinemment que je suis probablement loin de la réalité, si même il y en a une dans cet endroit sur lequel beaucoup d'informations historiques ont été perdues. Donc tout ce que je raconte n'engage que moi et ma petite semaine d'expérience, et n'a pas vocation à être historiquement, ethnologiquement, politiquement exact, même si j'essaye de faire au mieux.

Déjà, on va arrêter de parler d'Ile de Pâques, car c'est un terme qui n'est pas reconnu par les autochtones, qui l'appelle "Rapa Nui". Rapa Nui, "la Grande Rapa", en écho à Rapa Iti, "la Petite Rapa", une des îles de l'archipel des Australes en Polynésie Française. Le nom de Rapa Nui est apparu au XIXème siècle, par analogie topographique avec Rapa Iti, aussi parce que des gens de là-bas sont venus pour contribuer au repeuplement (voir plus loin). Rapa Nui, c'est aussi le nom que se donnent, en tant que peuple, les habitants de descendance polynésienne. Comme Tita, notre logeuse, mariée à Lionel, un français tombé amoureux de l'endroit (et de ses filles) alors qu'il était venu en permission lors de son service militaire à Tahiti. Ils tiennent maintenant ensemble une pension, Tita fait la cuisine et lui guide les touristes. Tita vient nous chercher à l'aéroport à notre arrivée vers midi, et nous emmène à la pension, un peu à l'écart du centre ville (toujours voir la carte). Une fois installés, nous repartons à pied vers la ville pour les premières impressions (et trouver quelque chose à manger!).