
Voyages proches ou lointains sur terre et mer, quelques mots, quelques images, des souvenirs...
mardi 23 juin 2015
Dernier jour, au coeur de Tahiti (2)
Le Relais de la Maroto donc, c'est un ancien hôtel de luxe (oui, dans cet endroit improbable...) qui a
été plus ou moins abandonné puis repris récemment. C'est immense et un
peu vide, pas mal délabré, on voit que les propriétaires actuels se
donnent du mal pour accueillir et redonner de la vie à cet endroit. Les salles ont des noms de grands vins français (ça doit dater de l'origine).
C'est bizarre, mais on est super bien accueilli. Quasiment toutes les
compagnies qui proposent l'excursion dans la vallée de la Papenoo font une halte ici. On peut soit manger au restaurant, soit venir avec son
pique-nique, accès gratuit à la terrasse (avec vue imprenable) si on
prend une consommation. On peut aussi y passer la nuit. Ça doit être une drôle d'expérience.

Dernier jour, au coeur de Tahiti (1)
C'est notre dernier jour... Hier lundi on a passé une bonne partie de la journée à Papeete pour faire des courses de souvenirs (pareo, vanille...) et une dernière baignade au PK18. Aujourd'hui avec mon frère et sa copine on a décidé d'aller faire une excursion dans les montagnes, dans la vallée de la Papenoo (voir carte). C'est à peu près le seul endroit où on peut s'aventurer très profondément au cœur de l'ile. En théorie, la route aurait dû traverser les montagnes pour ressortir de l'autre côté et ainsi constituer une route transversale pour soulager le trafic côtier. En pratique, l'idée s'est heurtée à une opposition très musclée de la part de la population polynésienne et on doit maintenant faire demi-tour au milieu (sinon, c'est à vos risques et périls, et j'ai cru comprendre que ça n'était pas pour rigoler). Il faut comprendre que les tahitiens à l'origine ne vivaient pas en bord de mer, mais dans les vallées et les montagnes, et ce sont des endroits chargés d'histoire et d'autres choses plus indéfinissables mais très ancrées dans la tradition. Les tahitiens ont cédé pas mal de chose à la colonisation, mais pas ça. Pas la terre, et pas la montagne.

dimanche 21 juin 2015
Maupiti, départ
C'est notre dernier jour à Maupiti. On doit prendre l'avion en fin d'après-midi, ce qui aurait dû, sur le papier, nous permettre d'avoir quasiment une journée complète sur place. Mais comme notre hôte ne nous accompagne pas à l'aéroport, il souhaite partir assez tôt pour nous emmener au bateau-taxi donc en fait on n'a que la matinée. Et bien sûr, il fait beau! Bon, en fait il y a encore beaucoup de vent (la preuve ci-dessous) et quelques passages d'averses encore, mais avec beaucoup de ciel bleu au milieu, de plus en plus même. Donc on peut profiter un peu plus de la mer, des paysages, des couleurs (oui, c'est différent avec du soleil en effet, vraiment la carte postale).

samedi 20 juin 2015
Maupiti, 2ème jour : tempête et tour de l'ile
Bon, alors, vraiment, il ne fait pas beau ce matin. Après une nuit assez agitée, il y a toujours beaucoup de vent, un ciel bas, des averses de pluie par moment. On annule la sortie sur le lagon qu'on avait réservée hier. Il y a trop de vent pour le kayak, et l'eau est trop trouble pour le snorkeling. Mon frère est au bord de la déprime (et en plus il est malade, ce qui n'aide pas). Et moi ben, n'ayant pas eu vraiment l'occasion de découvrir cet endroit sous un grand beau ciel bleu, je m'en fous un peu en fait... C'est sans doute différent, mais c'est beau quand même, non?

vendredi 19 juin 2015
Maupiti, 1er jour (2) : la grande traversée
Après le déjeuner on continue à profiter au maximum du soleil pendant qu'il est là. On hésite avec les kayaks, mais il y a pas mal de vent, et finalement on part à pied à travers le lagon. Il est possible en effet de traverser à pied jusqu'au motu d'en face. En s'éloignant on a une jolie vue vers "notre" villa (celle de gauche) sous la montagne. Quand même, quand même, c'est pas mal!

Maupiti, 1er jour (1) : arrivée
Réveil aux aurores ce matin, car notre avion part à 6h15! Et notre avion pour où? Notre avion pour Maupiti. Maupiti, c'est un petit Bora-Bora, l'île dont le lagon enchanteur est vanté dans tous les guides. Maupiti, comme Bora-Bora, c'est un atoll avec une montagne au milieu. On est dans l'Archipel de la Société, ici sur la carte. Cette fois, mon frère et son amie vont partager le séjour, et c'est bien chouette de passer un peu de temps de détente avec eux. Ils attendent ça avec impatience car leur fin d'année de boulot est difficile et ils ont besoin de se changer les idées (oui, faut pas croire, le boulot ça peut être pénible même quand on bosse à Tahiti!). Bora-Bora, on le verra d'en haut.

jeudi 18 juin 2015
Tikehau : dernier (demi) jour
Et c'est déjà notre dernier jour... Deux nuits c'est vraiment trop court, mais il a fallu faire des compromis et c'était un peu la seule solution pour venir ici. Pas optimal mais bien mieux que rien, et avec la journée qu'on a passée hier, aucun regret. Enfin, à part donc celui de partir déjà, parce que Tikeau nous a beaucoup plu, c'est beau, c'est calme, on était bien... Et on n'a même pas une journée complète, notre avion part vers midi. Lever tôt donc pour profiter du lever de soleil, un peu discret mais pas mal quand même! Ci-dessous on voit bien la silhouette de la petite maison sur pilotis.

mercredi 17 juin 2015
Tikehau : un homme heureux (2)
Pendant qu'on fait le tour du propriétaire, et que je fais quelques dizaines (centaines?) de photos des différents tons de bleu de la mer, et des sternes sous tous les profils (voir message précédent), Serge prépare le déjeuner. Poisson cru mariné, salade, poulet et poissons boucanés, et dans la poêle, ce plat typique dont on nous a parlé à Moorea : fricassée d'uru (fruit de l'arbre à pain) et corned beef! On va pouvoir goûter! Il y a aussi des noix de coco fraîches, et des bières de même, donc on est plutôt pas mal.

Tikehau : un homme heureux (1)
Serge est un homme heureux. Ne cherchez plus l'homme le plus heureux du monde, c'est lui. Il pense à créer le syndicat des gens heureux et c'est lui qui sera président. Et ça n'est pas moi qui le dit, c'est lui. Serge, c'est un peu l'homme à tout faire de la pension. Le matin, il balaye la plage (oui, oui) devant les bungalows. Il plante des cocotiers. Il fait les petites réparations du quotidien. Le soir, il fait le service au diner. Il est habillé invariablement d'un short à fleurs (il en a toute une collection) et d'une tresse en cuir dans ses cheveux longs. Quand il bricole, il cale dans la tresse son téléphone portable (Serge est une homme heureux moderne) pour avoir de la musique. Il a un petit accent du sud je crois (du sud de la France métropolitaine je veux dire) mais je ne sais pas trop d'où il vient ni quelle est son histoire, et ça n'a pas d'importance car clairement c'est ici qu'il doit être.
Et ce que Serge préfère, ce sont les journées où il emmène les hôtes de la pension en excursion sur le lagon, son bureau, comme il dit. C'est justement notre programme pour la journée. Il y a encore du vent, mais ça devrait être gérable quand même. On se réveille avec un beau lever de soleil.
Et ce que Serge préfère, ce sont les journées où il emmène les hôtes de la pension en excursion sur le lagon, son bureau, comme il dit. C'est justement notre programme pour la journée. Il y a encore du vent, mais ça devrait être gérable quand même. On se réveille avec un beau lever de soleil.

mardi 16 juin 2015
Tikehau, arrivée
Sans transition... Vraiment sans transition, parce qu'on arrive à Papeete vers 1h du matin, encore tout bousculés par notre semaine riche en émotions, et à 11h on reprend l'avion! C'est notre dernière semaine en Polynésie et elle va être bien remplie. Le calendrier a été dicté par les possibilités d'avions, qui ne volent pas tous les jours. Merci au passage à mon frère qui a fait l'agence de voyage avec efficacité! C'est lui qui nous a conseillé sur les îles à voir et sur les endroits où aller, et il ne s'est pas trompé.
Son premier conseil, c'était Tikehau, dans l'archipel des Tuamotu. C'est l'archétype de l'atoll : un grand lagon bleu au milieu de l'océan, avec un petit cordon de sable et de cocotiers entre les deux. Un atoll, c'est en fait le haut, couronné de corail, du cratère d'un volcan sous-marin. Le lagon de Tikehau a une forme ovale, d'environ 19km sur 27km. Pas très grand. Et sur la carte, c'est là!
Il y a 340 km de vol depuis Tahiti, pas très long. On n'est pas du bon côté pour voir Tahiti au moment du départ, mais après quelques minutes de vol on passe au dessus de Tetiaroa, qui est connue pour avoir été achetée par Marlon Brando et qui héberge maintenant un complexe hotelier de luxe qui porte son nom.
Son premier conseil, c'était Tikehau, dans l'archipel des Tuamotu. C'est l'archétype de l'atoll : un grand lagon bleu au milieu de l'océan, avec un petit cordon de sable et de cocotiers entre les deux. Un atoll, c'est en fait le haut, couronné de corail, du cratère d'un volcan sous-marin. Le lagon de Tikehau a une forme ovale, d'environ 19km sur 27km. Pas très grand. Et sur la carte, c'est là!
Il y a 340 km de vol depuis Tahiti, pas très long. On n'est pas du bon côté pour voir Tahiti au moment du départ, mais après quelques minutes de vol on passe au dessus de Tetiaroa, qui est connue pour avoir été achetée par Marlon Brando et qui héberge maintenant un complexe hotelier de luxe qui porte son nom.

lundi 15 juin 2015
Rapa Nui, dernier jour
C'est notre dernier jour aujourd'hui, on reprend l'avion ce soir et c'est bien triste. Le temps est triste aussi d'ailleurs, gris et froid. On profite de notre dernière matinée de location de voiture pour refaire un petit tour à Hanga Piko (le deuxième port de Hanga Roa) et son Ahu. Tiens d'ailleurs, on n'avait pas fait attention à cette statue tombée la dernière fois?

dimanche 14 juin 2015
Rapa Nui, 6ème jour (2)
On continue notre dernier tour de l'île (demi-tour en fait, puisqu'on n'a pas été ni sur le Poike à l'est, ni sur la partie de la côte à l'ouest d'Anakena). Dernière visite aussi à Tongariki. L'occasion de bien voir quelque chose qu'on nous a expliqué au musée hier. Un Ahu, en fait, c'est un lieu socialement et religieusement important, autour duquel s'établit le village. Il se compose d'une esplanade délimitée par des grosses pierres, une plate-forme sacrée rectangulaire en pierres ajustées, et des statues protectrices incarnant l'esprit des ancêtres. Ca ne vous rappelle pas quelque chose? Avec quelques variations (de taille des statues, notamment), c'est tout à fait la même organisation que le marae polynésien. On retrouve aussi des variantes de ces sites à Hawaï et en Nouvelle-Zélande (selon le musée toujours, mais j'espère bien pouvoir vérifier un jour! Surtout en Nouvelle-Zélande). Encore un signe fort que Rapa Nui fait bien partie de la Polynésie!

Rapa Nui, 6ème jour (1)
Aujourd'hui c'est dimanche, et on nous a conseillé d'aller assister à la messe à l'église d'Hanga Roa. L'église est pleine, beaucoup de locaux en grande tenue, quelques touristes. Le prêtre est parfaitement raccord avec la décoration de l'église : il a une belle aube blanche, un collier de fleurs, et une magnifique coiffe avec des plumes multicolores fixées sur un bandeau orné de dessins de croix et autres symboles chrétiens. C'est très chouette à voir. Je n'ai pas pris d'appareil photo parce que je trouve ça un peu irrespectueux (d'ailleurs, un officiant en début de service demande - en plusieurs langues - de ne pas prendre de photo), mais j'ai bien regretté d'avoir oublié de prendre un petit enregistreur de sons, parce que le service a vraiment été très beau (même si je n'ai rien compris), avec une partie des sermons en langue locale et beaucoup de chants, en espagnol et en Rapa Nui également. A côté et derrière moi il y a deux hommes qui chantent magnifiquement bien et chacun dans une voix différente, c'est un régal. Même pour des non-croyants comme moi c'est un moment très fort et très beau.
On reprend ensuite la route et le temps est bien meilleur aujourd'hui, il y a toujours du vent et toujours quelques averses mais bien moins fréquentes et plein de ciel bleu! Depuis 3 jours on prend tous les matins la même route vers Anakena pour passer par la barrière Vaiatea et on n'a pas eu de problèmes. On va refaire ce matin une petite exploration de la côte sud, mais au passage quand même on s'arrête à nouveau à la carrière de Rano Raraku, je ne m'en lasse pas.
On reprend ensuite la route et le temps est bien meilleur aujourd'hui, il y a toujours du vent et toujours quelques averses mais bien moins fréquentes et plein de ciel bleu! Depuis 3 jours on prend tous les matins la même route vers Anakena pour passer par la barrière Vaiatea et on n'a pas eu de problèmes. On va refaire ce matin une petite exploration de la côte sud, mais au passage quand même on s'arrête à nouveau à la carrière de Rano Raraku, je ne m'en lasse pas.

samedi 13 juin 2015
Rapa Nui, 5ème jour (2)
La suite de l'après-midi, toujours entre les averses. On retourne sur des sites qu'on a déjà visité (plusieurs fois même, et c'est pas fini!) mais une fois le choc de la découverte passé, on peut prendre le temps de voir des détails qu'on n'a pas encore vus. Et la lumière change pas mal d'un jour à l'autre (d'une heure à l'autre même) donc les ambiances changent. C'est toujours intéressant. Nous revoilà donc à Tongariki.

Rapa Nui, 5ème jour (1)
J'ai oublié de dire que Lionel, le mari de Tita et papa de Nelly, est revenu hier soir de Santiago, et on a eu le plaisir de pouvoir discuter avec lui hier au diner. Enfin, on a essayé en tout cas, parce qu'un nouveau client est arrivé à la pension par le même avion, et a entrepris, sans qu'on lui demande rien, de nous raconter sa vie en long et en large (et même en travers) donc j'ai essayé de poser des questions à Lionel pour occuper le terrain dès qu'il reprenait sa respiration. J'espère qu'on aura un peu plus de chance ce soir, parce que Lionel a l'air vraiment cultivé sur l'histoire locale, et son point de vue d'européen est un peu différent de celui de Nelly, et complémentaire.
Bon, ce matin il pleut des seaux. On décide donc d'aller au Musée Anthropologique Sebastian Englert, sur la route juste un peu après l'Ahu Tahai. On pourrait presque y aller à pied, si il faisait beau. Bon, si il faisait beau, peut-être qu'on n'irait pas au musée. Et ça serait dommage, parce que cC'est un musée très intéressant et qui fait une bonne introduction à l'histoire de l'ile. En fait il aurait presque fallu commencer par là. Il n'est pas très grand mais bien fait, avec des panneaux explicatifs en espagnol et anglais, et pas mal de statues et objets. En plus aujourd'hui l'entrée est gratuite (je n'ai pas réussi à savoir si c'était lié à la situation actuelle du Parc).
Bon, ce matin il pleut des seaux. On décide donc d'aller au Musée Anthropologique Sebastian Englert, sur la route juste un peu après l'Ahu Tahai. On pourrait presque y aller à pied, si il faisait beau. Bon, si il faisait beau, peut-être qu'on n'irait pas au musée. Et ça serait dommage, parce que cC'est un musée très intéressant et qui fait une bonne introduction à l'histoire de l'ile. En fait il aurait presque fallu commencer par là. Il n'est pas très grand mais bien fait, avec des panneaux explicatifs en espagnol et anglais, et pas mal de statues et objets. En plus aujourd'hui l'entrée est gratuite (je n'ai pas réussi à savoir si c'était lié à la situation actuelle du Parc).

vendredi 12 juin 2015
Rapa Nui, 4ème jour (3) : Rano Raraku, Papa Vaka
Notre prochain arrêt est pour le volcan de Rano Raraku et la carrière de Moai. Voilà vu de loin, toujours avec les chevaux, c'est beau non? Il fait beau aujourd'hui, enfin, parfois quelques averses (au loin, la plupart du temps) et entre ce grand beau soleil. Et il y a du vent, beaucoup, beaucoup de vent, encore plus qu'hier, on a même parfois du mal à marcher.

Rapa Nui, 4ème jour (2) : Tongariki
Notre prochain arrêt est à l'Ahu Tongariki. Je crois qu'il y a encore plus de vent qu'hier, et là on n'est plus du tout à l'abri. La mer est très en colère, et ça ajoute à la beauté du site, qui est déjà très spectaculaire en lui-même. Le clou du site, c'est bien sûr cette magnifique plate-forme avec ses 15 moai alignés (rappel donc, si vous venez visiter dans des conditions sociales plus apaisées, venir là pour le lever du soleil, particulièrement autour des équinoxes).

Rapa Nui, 4ème jour (1) : Anakena
On n'est que deux ce matin pour les visites guidées avec Nelly, les deux autres français ayant décidé qu'ils préféraient visiter tout seul. Bon. Bien! Conduits par Nelly, nous voilà donc sur la route vers le nord. On arrive dans la petite "forêt" avec la barrière par laquelle on est sorti hier (j'ai mis les deux barrières sur la carte, là on est à la barrière "Vaitea". Cette fois, c'est fermé. De part et d'autre de la route il y a quelques maisons en ruines. Nelly nous explique que ce sont les restes des bâtiments de "commandement" de la compagnie Williamson-Balfour, celle qui a exploité l'île pendant toute la première moitié du XXème siècle pour y élever des moutons, en parquant les habitants à Hanga Roa, avec la bénédiction du gouvernement chilien. Je suppose que ce lieu n'a pas été choisi par hasard comme lieu de revendication. Un petit groupe de personne est en train de discuter et boire autour d'une table, ça a l'air plus convivial que sur l'autre route! Nelly parlemente à l'entrée, et la barrière se lève (par un ingénieux mécanisme de cordes et de contre-poids, ce qui fait qu'il est possible de l'ouvrir sans se lever de la table!). Nelly nous dit qu'elle a bien expliqué qu'on reviendrait les autres jours tous seuls et qu'il faudra nous laisser passer. On verra!
Nous revoilà donc à Anakena. Voilà une vue en situation, depuis le bord de la cocoteraie (il ne faut pas rester sous les cocotiers, particulièrement quand il y a autant de vent qu'aujourd'hui. Un coup de noix de coco sur la tête est un des plus grands dangers de la Polynésie!).
Nous revoilà donc à Anakena. Voilà une vue en situation, depuis le bord de la cocoteraie (il ne faut pas rester sous les cocotiers, particulièrement quand il y a autant de vent qu'aujourd'hui. Un coup de noix de coco sur la tête est un des plus grands dangers de la Polynésie!).

jeudi 11 juin 2015
Rapa Nui, 3ème jour (3)
Finalement je vais quand même présenter la fin de cette journée, même si on a visité des sites où on va revenir demain avec Nelly, qui nous donnera certainement des explications. En effet, quand on regarde la carte, on aurait plus vite fait de faire demi-tour et rentrer par là où on est venu, mais en fait il nous reste encore du temps, et puis je n'ai pas très envie de recauser au grand hippie en colère. Je sais que si on continue la route en faisant le tour de l'ile, on peut ressortir du parc par l'autre "barrière" qui est sur la route qui va de la plage d'Anakena (voir plus loin) à Hanga Roa. Donc on va passer par là, en espérant qu'ils sont mieux embouchés, et en chemin on va s'arrêter donc plusieurs fois. Je vous fait découvrir ces endroits comme on les a découvert, un peu en vrac, plus ou moins préparés, et sans trop d'explications, qui viendront dans le récit de demain.
On commence par quitter la route pour rejoindre le volcan de Rano Raraku, qui abrite la carrière où étaient taillés les Moai. En chemin, on est arrêté par un problème typique de la circulation sur l'île : les chevaux en liberté. Je trouve ça plutôt marrant! Un peu plus tôt dans la journée on est tombé sur un troupeau de vaches, c'était moins drôle (elles étaient un peu énervées...). Au loin, on devine le volcan.
On commence par quitter la route pour rejoindre le volcan de Rano Raraku, qui abrite la carrière où étaient taillés les Moai. En chemin, on est arrêté par un problème typique de la circulation sur l'île : les chevaux en liberté. Je trouve ça plutôt marrant! Un peu plus tôt dans la journée on est tombé sur un troupeau de vaches, c'était moins drôle (elles étaient un peu énervées...). Au loin, on devine le volcan.

Rapa Nui, 3ème jour (2)
On poursuit notre route vers l'Est et tout à coup on tombe sur une corde tendue en travers de la route, qui marque l'entrée dans le parc contrôlée actuellement par les autonomistes Rapa Nui. D'après Nelly, on ne devrait avoir aucun souci à rentrer. Un grand mec avec une tête de hippie vieillissant (grande barde grise et cheveux longs assortis) vient me faire signe d'ouvrir la portière et me demande quelle langue on parle. English, français... Ah ben français, ça lui plait! Donc dans un français un peu approximatif, il m'explique que c'est impossible de rentrer dans le parc si on n'a pas un représentant du peuple Rapa Nui dans la voiture. Un guide éventuellement, mais aussi un vieux, un gamin, n'importe qui du moment que c'est un Rapa Nui. Ah. Je tente poliment de lui dire qu'on était justement avec une Rapa Nui certifiée hier et qu'elle nous a promis le passage. "Mais là c'est moi qui garde l'entrée, donc c'est moi qui vous dit quoi faire". Euh, c'est pas faux. Je me tais. Il se lance ensuite dans un grand discours pendant plusieurs minutes (en français) auquel honnêtement je n'ai pas compris grand chose, à part qu'il a l'air énervé et c'est un peu stressant. J'ai l'impression qu'il dit que le monde doit comprendre les revendications des Rapa Nui sur leur histoire (je comprends, je vous jure) et qu'il est légitime à me refuser l'entrée. Bon ben OK, on va faire demi-tour alors? Alors en fait non, pour cette fois on va juste devoir mettre notre nom dans un cahier (?) et on peut passer si on veut, mais qu'on n'y revienne pas (ou pas sans un Rapa Nui). Et la corde tombe à terre. Bon, on est passé, mais ça n'était pas très agréable et on est un peu secoué.
Notre prochain arrêt est au bord d'une baie avec un Ahu de chaque côté. Le premier, côté ouest, c'est l'Ahu Ura Uranga te Mahina (voir la carte détaillée sur le post précédent).Il compte 5 statues renversées et leurs pukao.
Notre prochain arrêt est au bord d'une baie avec un Ahu de chaque côté. Le premier, côté ouest, c'est l'Ahu Ura Uranga te Mahina (voir la carte détaillée sur le post précédent).Il compte 5 statues renversées et leurs pukao.

Rapa Nui, 3ème jour (1)
Donc ce matin, il ne doit pas faire beau. On ne s'en rend pas bien compte alors qu'on prend le sentier côtier pour aller au centre ville chercher notre voiture de location. Il y a bien quelques nuages mais on voit le ciel bleu! Par contre, il y a pas mal de vent. C'est l'hiver ici, et on le sent bien plus qu'à Tahiti. Il fait entre 17 et 20°C, pendant le séjour on aura beaucoup de vent, un peu de pluie quand même, bref temps idéal pour des habitués des côtes de la Manche. Les statues de l'Ahu Tahai commencent à devenir des silhouettes familières, mais je n'en suis pas encore lassée (j'espère que vous non plus) et on ne les avait pas encore vues avec le soleil de face.

mercredi 10 juin 2015
Rapa Nui, 2ème jour (3) : Hanga Roa
Après cette première série de visites courte mais bien dense, Nelly nous dépose en ville en début d'après-midi. Comme on n'a toujours pas mangé, elle nous conseille d'aller manger un empanada chez sa grand-mère qui tient un restaurant dans la rue principale, Tia Berta ("Tante Berta"). Les empanadas sont des petits chaussons fourrés avec de la viande, du thon, du fromage, des légumes (un peu comme les cornish pasties). C'est la nourriture de base ici pour le voyageur au budget serré et au temps limité. Nelly nous explique que sa grand-mère (Berta, c'est elle) a révolutionné la tradition de l'empanada en mélangeant pour la première fois du thon et du fromage et que tous les autres restaurants ont suivi. Je ne sais pas trop quel crédit accorder à cette anecdote historique, et je suis a priori un peu sceptique sur l'association thon-fromages, mais on est là pour faire des expériences, donc on a testé, et il faut reconnaitre que ça n'est pas mauvais du tout, en plus la pâte est bonne et les chaussons fraichement cuits, une petite bière là-dessus et la vie est belle. On va ensuite se promener un peu en ville. Même en ville il y a des chevaux en liberté (noter la décoration inspirée des représentations du culte de l'Homme-Oiseau, ici une évocation de la sterne).

Rapa Nui, 2ème jour (2) : Vinapu, Puna Pau, Ahu Akivi
A Orongo, on avait encore quelques éléments historiques tangibles. A partir de maintenant, on rentre dans l'inconnu. Toute l'histoire de l'île d'avant l'arrivée des Européens ayant disparu avec l'extermination du peuple (et en particulier de ses élites politiques et religieuses, dépositaires du savoir), il ne reste que des hypothèses. Des hypothèses qui se sont construites sur ce qu'on voit aujourd'hui, c'est à dire ces murs, ces plateformes, ces statues surtout, dont la grandeur et la majesté peuvent faire parfois douter qu'elles sont l’œuvre des hommes. Donc certaines de ces hypothèses ateignent parfois des proportions mythologiques et font appel à des forces au-delà de notre monde. Bon, on n'en est pas complètement là avec notre prochain lieu de visite, mais c'est quand même le lieu qui a lancé une des hypothèses les plus fortes (et les mieux médiatisées) sur l'origine de la colonisation de cette île. Nous voilà donc à Vinapu (voir la carte), un site qui abrite deux Ahu (plateformes) aux statues couchées.

Rapa Nui, 2ème jour (1) : Orongo
On a très bien dormi chez Lionel et Tita, le soleil ne se lève que vers 9h ici alors ça nous change des réveils matinaux de Tahiti. On a repris du décalage horaire mais je ne sais plus dans quel sens, donc on va juste essayer de se recaler vite. On a deux jours de visites guidées comprises avec notre hébergement, d'ailleurs c'est une des raisons pour lesquelles j'avais choisi cette pension, parce qu'on m'avait dit beaucoup de bien de Lionel comme guide. Manque de bol (enfin, surtout pour lui et sa famille), il est retenu à Santiago du Chili avec une de ses filles qui a des soucis de santé (ça va mieux, mais ils sont en attente d'une place spéciale "locaux" sur un des avions qui assure la liaison quotidienne entre l'île et le continent). C'est donc Nelly, sa fille ainée, qui nous guidera lors de ces deux jours. Elle a une vingtaine d'années, parle correctement le français, et est très fière de ses origines Rapa Nui, ce qui teintera ses commentaires pendant les visites.
Et en fait ça n'est pas plus mal d'avoir eu quelqu'un avec une sensibilité locale pendant ces jours-là, car comme je disais hier, on arrive dans une période un peu troublée dans les revendications autonomistes des Rapa Nui. L'île est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, et la majeure partie du territoire, incluant les principaux sites touristiques, est située dans un parc national. Ce parc est géré par un organisme du gouvernement chilien, la CONAF (Corporación Nacional Forestal, équivalent en gros de l'Office National des Forêts en France). Certains Rapa Nui considèrent que cet organisme empoche l'argent ($60 par visiteur) pour le compte du gouvernement chilien et n'assure pas la protection et l'entretien des sites, et souhaitent donc que l'administration du parc reviennent aux Rapa Nui. En mars 2015, il y a eu des manifestations assez sérieuses qui ont abouti au départ (pas très volontaire) des agents de la CONAF et une appropriation des barrières d'entrée dans le parc par des Rapa Nui. La première conséquence pour le touriste moyen, c'est qu'on ne paye plus, mais il y a une certaine tension.
On commence les visites en ordre chronologique inverse, enfin, pas géologiquement, mais historiquement. Géologiquement, le volcan de Rano Kau est sans doute un des premiers qui est sorti de terre (ou de mer) pour former l'île, avec les deux autres points du triangle, le volcan du Poïke à l'Est et celui de Terevaka au Nord (point culminant de l'île). Ensuite ça s'est remplit de plein de petits volcans au milieu, puis la zone d'activité volcanique s'est éloignée, donc maintenant tous ces volcans sont éteints.
Et en fait ça n'est pas plus mal d'avoir eu quelqu'un avec une sensibilité locale pendant ces jours-là, car comme je disais hier, on arrive dans une période un peu troublée dans les revendications autonomistes des Rapa Nui. L'île est inscrite au patrimoine mondial de l'UNESCO, et la majeure partie du territoire, incluant les principaux sites touristiques, est située dans un parc national. Ce parc est géré par un organisme du gouvernement chilien, la CONAF (Corporación Nacional Forestal, équivalent en gros de l'Office National des Forêts en France). Certains Rapa Nui considèrent que cet organisme empoche l'argent ($60 par visiteur) pour le compte du gouvernement chilien et n'assure pas la protection et l'entretien des sites, et souhaitent donc que l'administration du parc reviennent aux Rapa Nui. En mars 2015, il y a eu des manifestations assez sérieuses qui ont abouti au départ (pas très volontaire) des agents de la CONAF et une appropriation des barrières d'entrée dans le parc par des Rapa Nui. La première conséquence pour le touriste moyen, c'est qu'on ne paye plus, mais il y a une certaine tension.
On commence les visites en ordre chronologique inverse, enfin, pas géologiquement, mais historiquement. Géologiquement, le volcan de Rano Kau est sans doute un des premiers qui est sorti de terre (ou de mer) pour former l'île, avec les deux autres points du triangle, le volcan du Poïke à l'Est et celui de Terevaka au Nord (point culminant de l'île). Ensuite ça s'est remplit de plein de petits volcans au milieu, puis la zone d'activité volcanique s'est éloignée, donc maintenant tous ces volcans sont éteints.

mardi 9 juin 2015
Rapa Nui (Ile de Pâques), 1er jour : découverte
On arrive à Hanga Roa, "capitale" (et seule vraie ville, en fait) de l'Ile de Paques, après un vol de 6 ou 7 heures assez mauvais. On a maintenant une semaine pour découvrir et visiter cet endroit. Sur le papier, ça a l'air largement assez, car en fait c'est une île toute petite. En vrai, ça a été un gros choc, un gros coup de cœur, et ici plus qu'ailleurs en Polynésie j'ai senti combien l'histoire, le passé, le présent (le futur aussi) était complexe. Ici plus qu'ailleurs j'ai essayé de comprendre des choses, ici plus qu'ailleurs je suis sûre que je n'ai fait que survoler. Ici plus qu'ailleurs je ne peux que raconter ce que j'ai ressenti et compris, en sachant pertinemment que je suis probablement loin de la réalité, si même il y en a une dans cet endroit sur lequel beaucoup d'informations historiques ont été perdues. Donc tout ce que je raconte n'engage que moi et ma petite semaine d'expérience, et n'a pas vocation à être historiquement, ethnologiquement, politiquement exact, même si j'essaye de faire au mieux.
Déjà, on va arrêter de parler d'Ile de Pâques, car c'est un terme qui n'est pas reconnu par les autochtones, qui l'appelle "Rapa Nui". Rapa Nui, "la Grande Rapa", en écho à Rapa Iti, "la Petite Rapa", une des îles de l'archipel des Australes en Polynésie Française. Le nom de Rapa Nui est apparu au XIXème siècle, par analogie topographique avec Rapa Iti, aussi parce que des gens de là-bas sont venus pour contribuer au repeuplement (voir plus loin). Rapa Nui, c'est aussi le nom que se donnent, en tant que peuple, les habitants de descendance polynésienne. Comme Tita, notre logeuse, mariée à Lionel, un français tombé amoureux de l'endroit (et de ses filles) alors qu'il était venu en permission lors de son service militaire à Tahiti. Ils tiennent maintenant ensemble une pension, Tita fait la cuisine et lui guide les touristes. Tita vient nous chercher à l'aéroport à notre arrivée vers midi, et nous emmène à la pension, un peu à l'écart du centre ville (toujours voir la carte). Une fois installés, nous repartons à pied vers la ville pour les premières impressions (et trouver quelque chose à manger!).
Déjà, on va arrêter de parler d'Ile de Pâques, car c'est un terme qui n'est pas reconnu par les autochtones, qui l'appelle "Rapa Nui". Rapa Nui, "la Grande Rapa", en écho à Rapa Iti, "la Petite Rapa", une des îles de l'archipel des Australes en Polynésie Française. Le nom de Rapa Nui est apparu au XIXème siècle, par analogie topographique avec Rapa Iti, aussi parce que des gens de là-bas sont venus pour contribuer au repeuplement (voir plus loin). Rapa Nui, c'est aussi le nom que se donnent, en tant que peuple, les habitants de descendance polynésienne. Comme Tita, notre logeuse, mariée à Lionel, un français tombé amoureux de l'endroit (et de ses filles) alors qu'il était venu en permission lors de son service militaire à Tahiti. Ils tiennent maintenant ensemble une pension, Tita fait la cuisine et lui guide les touristes. Tita vient nous chercher à l'aéroport à notre arrivée vers midi, et nous emmène à la pension, un peu à l'écart du centre ville (toujours voir la carte). Une fois installés, nous repartons à pied vers la ville pour les premières impressions (et trouver quelque chose à manger!).

lundi 8 juin 2015
Tahiti : on fait les valises (mais pas que)
C'est lundi, c'est vali(ses). En effet, ce soir on quitte (temporairement) la Polynésie française pour une Polynésie plus lointaine, et administrativement chilienne, bref on part pour l'Ile de Pâques, et on n'est pas qu'à moitié excité. C'est un endroit dont je ne connais pas grand chose en fait, à part les légendes autour des statues, mais c'est un endroit dont le nom évoque l'aventure et l'inconnu et la découverte, un de ces endroits dont on entend parler dans les livres mais qu'on n'imagine pas exister vraiment, ou en tout cas qu'on n'imagine pas pouvoir visiter en vrai... Donc quand mon frère m'a expliqué qu'il y avait un vol par semaine pour l'Ile de Pâques depuis Papeete, je me suis dit que je ne serais sans doute jamais si près (enfin, tout est relatif, 4000 km quand même, mais il n'y a pas grand chose plus proche, même le Chili est presque aussi loin) et que c'était l'occasion ou jamais.
Aujourd'hui on prépare donc les valises, et tout le reste, en particulier on va passer la matinée à faire la queue à la Poste pour poster notre première série de cartes postales, puis chez le toubib pour voir si on est bien en état de partir (on est). On arrive quand même à voler une petite heure de connard au Méridien, avec une bien agréable séance de snorkeling pour moi. L'eau est claire, il y a bien moins de courant que la dernière fois, juste assez pour se laisser porter en regardant les poissons en dessous... Autour des murets et piliers qui soutiennent les bungalows, il y en a de la vie aquatique! Je pense que c'est l'activité polynésienne qui va le plus me manquer...
Aujourd'hui on prépare donc les valises, et tout le reste, en particulier on va passer la matinée à faire la queue à la Poste pour poster notre première série de cartes postales, puis chez le toubib pour voir si on est bien en état de partir (on est). On arrive quand même à voler une petite heure de connard au Méridien, avec une bien agréable séance de snorkeling pour moi. L'eau est claire, il y a bien moins de courant que la dernière fois, juste assez pour se laisser porter en regardant les poissons en dessous... Autour des murets et piliers qui soutiennent les bungalows, il y en a de la vie aquatique! Je pense que c'est l'activité polynésienne qui va le plus me manquer...

dimanche 7 juin 2015
Tahiti : un dimanche à la presqu'ile
C'est dimanche, alors on part à la campagne. Enfin, à la Presqu'Ile.Vous vous souvenez, je vous en ai parlé ici, et comme mon frère est super vexé de nous avoir fait découvrir Teahupoo sous la pluie, on y retourne aujourd'hui qu'il ne pleut plus. C'est sûr qu'avec un peu de ciel bleu et de soleil ça n'est pas mal non plus! C'est très calme et reposant, il y a des familles qui viennent pique-niquer, pas trop de surfeurs car il y a beaucoup moins de vagues (de toute façon de la plage on les devine à peine car la vague, pardon, La Vague, est assez au large). Pas grand chose de plus à raconter, je vous laisse juste profiter des paysages!

samedi 6 juin 2015
Tahiti : plage et danse
C'est le week-end! Yeah! Bon enfin c'est surtout important pour mon frère et son amie V., parce que pour nous ça ne change pas grand chose. Du coup, on va tous à la plage (sauf V., parce qu'elle est occupée à des activités non-professionnelles mais néanmoins très prenantes, voir plus loin). Il fait beau! L'eau est chaude, le ciel est bleu, le soleil brille, la mer est toute calme. C'est l'heure et les conditions idéales pour un peu de snorkeling. Il faut être honnête : descendre de voiture, marcher 3 minutes, se mettre à l'eau avec un masque dans une eau chaude et transparente et voir immédiatement plein de poissons, c'est quand même vraiment très agréable.

vendredi 5 juin 2015
Bye bye Moorea
On ne devait repartir qu'en fin d'après-midi (et peut-être donc aller faire un tour au Lagoonarium ou à la plage de Temae qu'on nous avait chaudement recommandé) mais un petit souci de santé nous conduit à rentrer plus tôt (ça n'est pas moi, et ça n'est rien de grave, mais ici les trucs pas trop graves peuvent vite devenir graves, et comme on part la semaine prochaine dans un coin un peu sinistré au niveau médical, on préfère prendre nos précautions). Donc on retourne rendre la voiture à M. Albert, après un dernier tour de l'île par le sud.

jeudi 4 juin 2015
Moorea, troisième jour : marae, foret et ananas
Aujourd'hui on va quitter un peu la plage et aller vers la montagne. En fait sur Moorea il n'y a pas que la route qui fait le tour de l'île, il y a aussi une route qui rentre plus vers le centre de l'île au départ du fond de la Baie d'Opunohu (voir la carte). Le temps aujourd'hui est toujours couvert mais à l'occasion on a encore une vue sur les sommets, en tout cas les moins hauts.

mercredi 3 juin 2015
Moorea, deuxième jour : Coco Beach
En continuant le rythme local qu'on a pris dès le premier jour, on se lève vers 6h30 ce matin. Je fais un petit tour pour profiter des premiers rayons du soleil (vous avez vu ce ciel magnifiquement immaculé?). Notre fare (maison) ressemble à ceux-là, l'ensemble est plutôt bien fait car aucune entrée de bungalow ne se fait face donc même si ils sont assez proches les uns des autres on est quand même tranquille (par contre, du notre, qui est le plus loin de la mer, on entend bien la route...).

mardi 2 juin 2015
Moorea, premier jour
On la voit sur l'horizon quasiment du matin au soir depuis notre arrivée, et maintenant ça y est, on va pouvoir s'en approcher : ce matin, on embarque pour Moorea, la petite sœur de Tahiti, un peu plus sauvage. On va donc prendre le ferry à la gare maritime de Papeete. Comme on n'a pas de voiture, on peut prendre les billets au dernier moment (sinon, il vaut mieux réserver). Le bateau est neuf, grand et pas très rempli (en fait tout le monde ou presque est dans la grande cafétéria, on croirait qu'on va passer des heures en mer alors que le trajet dure moins d'une heure...). On peut aller dehors pour regarder le paysage (attention, le soleil cogne et quand le bateau avance on ne s'en rend pas forcément compte : crème solaire et chapeau indispensable!). Au départ on a un petit coup d’œil sur les montagnes de Tahiti.

lundi 1 juin 2015
Tahiti : tour en ville
Lever encore vers 6h30. Quand on est sur la terrasse de la chambre, on voit d'un côté Moorea (en penchant un peu la tête) et de l'autre la montage, qui est bien jolie dans les rayons du soleil qui se lève. Je n'ai pas fait beaucoup de photos aujourd'hui, donc ça va faire une note assez courte (enfin, je crois)

Inscription à :
Articles (Atom)