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mardi 7 janvier 2020

Tahiti, traversée de l'île

Tahiti n'est pas l'île la plus emblématique de la carte postale polynésienne, mais elle a une géographie unique dans la Polynésie avec un centre très montagneux (sommets jusqu'à plus de 2000 mètres) et des paysages associés qu'on ne retrouve qu'ici. Il est globalement difficile de rentrer dans les vallées (peu d'infrastructure et quelques tensions locales, car ce sont les zones ancestralement habitées par les polynésiens et ils les surveillent assez jalousement - sans doute à raison). Une exception notable est la vallée de la Papenoo, une des principales rivières de l'ile, qui se jette dans la mer sur la côte est. En 2015 nous avions fait la balade en 4x4 jusqu'au coeur de l'île par cette vallée. Il y a une route qui continue pour faire la traversée complète, mais à l'époque il était interdit de l'emprunter. Aujourd'hui elle est ouverte et j'ai donc décidé de faire cette excursion "traversée de l'île" à la journée. La météo est très encourageante au départ, mais on ne sait jamais le temps qu'il va faire dans les montagnes, et ça ne rate pas, dès qu'on quitte la route principale pour la piste de la Papenoo, il se met à pleuvoir.  Normal, on est en saison des pluies, mais les rivières et les cascades ne sont en fait pas très gonflées (tant mieux pour la route, mais sans doute moins bon pour l'île).


mardi 23 juin 2015

Dernier jour, au coeur de Tahiti (2)

Le Relais de la Maroto donc, c'est un ancien hôtel de luxe (oui, dans cet endroit improbable...) qui a été plus ou moins abandonné puis repris récemment. C'est immense et un peu vide, pas mal délabré, on voit que les propriétaires actuels se donnent du mal pour accueillir et redonner de la vie à cet endroit. Les salles ont des noms de grands vins français (ça doit dater de l'origine). C'est bizarre, mais on est super bien accueilli. Quasiment toutes les compagnies qui proposent l'excursion dans la vallée de la Papenoo font une halte ici. On peut soit manger au restaurant, soit venir avec son pique-nique, accès gratuit à la terrasse (avec vue imprenable) si on prend une consommation. On peut aussi y passer la nuit. Ça doit être une drôle d'expérience.

Dernier jour, au coeur de Tahiti (1)

C'est notre dernier jour... Hier lundi on a passé une bonne partie de la journée à Papeete pour faire des courses de souvenirs (pareo, vanille...) et une dernière baignade au PK18. Aujourd'hui avec mon frère et sa copine on a décidé d'aller faire une excursion dans les montagnes, dans la vallée de la Papenoo (voir carte). C'est à peu près le seul endroit où on peut s'aventurer très profondément au cœur de l'ile. En théorie, la route aurait dû traverser les montagnes pour ressortir de l'autre côté et ainsi constituer une route transversale pour soulager le trafic côtier. En pratique, l'idée s'est heurtée à une opposition très musclée de la part de la population polynésienne et on doit maintenant faire demi-tour au milieu (sinon, c'est à vos risques et périls, et j'ai cru comprendre que ça n'était pas pour rigoler). Il faut comprendre que les tahitiens à l'origine ne vivaient pas en bord de mer, mais dans les vallées et les montagnes, et ce sont des endroits chargés d'histoire et d'autres choses plus indéfinissables mais très ancrées dans la tradition. Les tahitiens ont cédé pas mal de chose à la colonisation, mais pas ça. Pas la terre, et pas la montagne.


dimanche 21 juin 2015

Maupiti, départ

C'est notre dernier jour à Maupiti. On doit prendre l'avion en fin d'après-midi, ce qui aurait dû, sur le papier, nous permettre d'avoir quasiment une journée complète sur place. Mais comme notre hôte ne nous accompagne pas à l'aéroport, il souhaite partir assez tôt pour nous emmener au bateau-taxi donc en fait on n'a que la matinée. Et bien sûr, il fait beau! Bon, en fait il y a encore beaucoup de vent (la preuve ci-dessous) et quelques passages d'averses encore, mais avec beaucoup de ciel bleu au milieu, de plus en plus même. Donc on peut profiter un peu plus de la mer, des paysages, des couleurs (oui, c'est différent avec du soleil en effet, vraiment la carte postale).

samedi 20 juin 2015

Maupiti, 2ème jour : tempête et tour de l'ile

Bon, alors, vraiment, il ne fait pas beau ce matin. Après une nuit assez agitée, il y a toujours beaucoup de vent, un ciel bas, des averses de pluie par moment. On annule la sortie sur le lagon qu'on avait réservée hier. Il y a trop de vent pour le kayak, et l'eau est trop trouble pour le snorkeling. Mon frère est au bord de la déprime (et en plus il est malade, ce qui n'aide pas). Et moi ben, n'ayant pas eu vraiment l'occasion de découvrir cet endroit sous un grand beau ciel bleu, je m'en fous un peu en fait... C'est sans doute différent, mais c'est beau quand même, non?

vendredi 19 juin 2015

Maupiti, 1er jour (2) : la grande traversée

Après le déjeuner on continue à profiter au maximum du soleil pendant qu'il est là. On hésite avec les kayaks, mais il y a pas mal de vent, et finalement on part à pied à travers le lagon. Il est possible en effet de traverser à pied jusqu'au motu d'en face. En s'éloignant on a une jolie vue vers "notre" villa (celle de gauche) sous la montagne. Quand même, quand même, c'est pas mal!

Maupiti, 1er jour (1) : arrivée

Réveil aux aurores ce matin, car notre avion part à 6h15! Et notre avion pour où? Notre avion pour Maupiti. Maupiti, c'est un petit Bora-Bora, l'île dont le lagon enchanteur est vanté dans tous les guides. Maupiti, comme Bora-Bora, c'est un atoll avec une montagne au milieu. On est dans l'Archipel de la Société, ici sur la carte. Cette fois, mon frère et son amie vont partager le séjour, et c'est bien chouette de passer un peu de temps de détente avec eux. Ils attendent ça avec impatience car leur fin d'année de boulot est difficile et ils ont besoin de se changer les idées (oui, faut pas croire, le boulot ça peut être pénible même quand on bosse à Tahiti!). Bora-Bora, on le verra d'en haut. 

jeudi 18 juin 2015

Tikehau : dernier (demi) jour

Et c'est déjà notre dernier jour... Deux nuits c'est vraiment trop court, mais il a fallu faire des compromis et c'était un peu la seule solution pour venir ici. Pas optimal mais bien mieux que rien, et avec la journée qu'on a passée hier, aucun regret. Enfin, à part donc celui de partir déjà, parce que Tikeau nous a beaucoup plu, c'est beau, c'est calme, on était bien... Et on n'a même pas une journée complète, notre avion part vers midi. Lever tôt donc pour profiter du lever de soleil, un peu discret mais pas mal quand même! Ci-dessous on voit bien la silhouette de la petite maison sur pilotis.

mercredi 17 juin 2015

Tikehau : un homme heureux (2)

Pendant qu'on fait le tour du propriétaire, et que je fais quelques dizaines (centaines?) de photos des différents tons de bleu de la mer, et des sternes sous tous les profils (voir message précédent), Serge prépare le déjeuner. Poisson cru mariné, salade, poulet et poissons boucanés, et dans la poêle, ce plat typique dont on nous a parlé à Moorea : fricassée d'uru (fruit de l'arbre à pain) et corned beef! On va pouvoir goûter! Il y a aussi des noix de coco fraîches, et des bières de même, donc on est plutôt pas mal.

Tikehau : un homme heureux (1)

Serge est un homme heureux. Ne cherchez plus l'homme le plus heureux du monde, c'est lui. Il pense à créer le syndicat des gens heureux et c'est lui qui sera président. Et ça n'est pas moi qui le dit, c'est lui. Serge, c'est un peu l'homme à tout faire de la pension. Le matin, il balaye la plage (oui, oui) devant les bungalows. Il plante des cocotiers. Il fait les petites réparations du quotidien. Le soir, il fait le service au diner. Il est habillé invariablement d'un short à fleurs (il en a toute une collection) et d'une tresse en cuir dans ses cheveux longs. Quand il bricole, il cale dans la tresse son téléphone portable (Serge est une homme heureux moderne) pour avoir de la musique. Il a un petit accent du sud je crois (du sud de la France métropolitaine je veux dire) mais je ne sais pas trop d'où il vient ni quelle est son histoire, et ça n'a pas d'importance car clairement c'est ici qu'il doit être.

Et ce que Serge préfère, ce sont les journées où il emmène les hôtes de la pension en excursion sur le lagon, son bureau, comme il dit. C'est justement notre programme pour la journée. Il y a encore du vent, mais ça devrait être gérable quand même. On se réveille avec un beau lever de soleil.

mardi 16 juin 2015

Tikehau, arrivée

Sans transition... Vraiment sans transition, parce qu'on arrive à Papeete vers 1h du matin, encore tout bousculés par notre semaine riche en émotions, et à 11h on reprend l'avion! C'est notre dernière semaine en Polynésie et elle va être bien remplie. Le calendrier a été dicté par les possibilités d'avions, qui ne volent pas tous les jours. Merci au passage à mon frère qui a fait l'agence de voyage avec efficacité! C'est lui qui nous a conseillé sur les îles à voir et sur les endroits où aller, et il ne s'est pas trompé.

Son premier conseil, c'était Tikehau, dans l'archipel des Tuamotu. C'est l'archétype de l'atoll : un grand lagon bleu au milieu de l'océan, avec un petit cordon de sable et de cocotiers entre les deux. Un atoll, c'est en fait le haut, couronné de corail, du cratère d'un volcan sous-marin. Le lagon de Tikehau a une forme ovale, d'environ 19km sur 27km. Pas très grand. Et sur la carte, c'est là!

Il y a 340 km de vol depuis Tahiti, pas très long. On n'est pas du bon côté pour voir Tahiti au moment du départ, mais après quelques minutes de vol on passe au dessus de Tetiaroa, qui est connue pour avoir été achetée par Marlon Brando et qui héberge maintenant un complexe hotelier de luxe qui porte son nom.

lundi 15 juin 2015

Rapa Nui, dernier jour

C'est notre dernier jour aujourd'hui, on reprend l'avion ce soir et c'est bien triste. Le temps est triste aussi d'ailleurs, gris et froid. On profite de notre dernière matinée de location de voiture pour refaire un petit tour à Hanga Piko (le deuxième port de Hanga Roa) et son Ahu. Tiens d'ailleurs, on n'avait pas fait attention à cette statue tombée la dernière fois?


dimanche 14 juin 2015

Rapa Nui, 6ème jour (2)

On continue notre dernier tour de l'île (demi-tour en fait, puisqu'on n'a pas été ni sur le Poike à l'est, ni sur la partie de la côte à l'ouest d'Anakena). Dernière visite aussi à Tongariki. L'occasion de bien voir quelque chose qu'on nous a expliqué au musée hier. Un Ahu, en fait, c'est un lieu socialement et religieusement important, autour duquel s'établit le village. Il se compose d'une esplanade délimitée par des grosses pierres, une plate-forme sacrée rectangulaire en pierres ajustées, et des statues protectrices incarnant l'esprit des ancêtres. Ca ne vous rappelle pas quelque chose? Avec quelques variations (de taille des statues, notamment), c'est tout à fait la même organisation que le marae polynésien. On retrouve aussi des variantes de ces sites à Hawaï et en Nouvelle-Zélande (selon le musée toujours, mais j'espère bien pouvoir vérifier un jour! Surtout en Nouvelle-Zélande). Encore un signe fort que Rapa Nui fait bien partie de la Polynésie!

Rapa Nui, 6ème jour (1)

Aujourd'hui c'est dimanche, et on nous a conseillé d'aller assister à la messe à l'église d'Hanga Roa. L'église est pleine, beaucoup de locaux en grande tenue, quelques touristes. Le prêtre est parfaitement raccord avec la décoration de l'église : il a une belle aube blanche, un collier de fleurs, et une magnifique coiffe avec des plumes multicolores fixées sur un bandeau orné de dessins de croix et autres symboles chrétiens. C'est très chouette à voir. Je n'ai pas pris d'appareil photo parce que je trouve ça un peu irrespectueux (d'ailleurs, un officiant en début de service demande - en plusieurs langues - de ne pas prendre de photo), mais j'ai bien regretté d'avoir oublié de prendre un petit enregistreur de sons, parce que le service a vraiment été très beau (même si je n'ai rien compris), avec une partie des sermons en langue locale et beaucoup de chants, en espagnol et en Rapa Nui également. A côté et derrière moi il y a deux hommes qui chantent magnifiquement bien et chacun dans une voix différente, c'est un régal. Même pour des non-croyants comme moi c'est un moment très fort et très beau.

On reprend ensuite la route et le temps est bien meilleur aujourd'hui, il y a toujours du vent et toujours quelques averses mais bien moins fréquentes et plein de ciel bleu! Depuis 3 jours on prend tous les matins la même route vers Anakena pour passer par la barrière Vaiatea et on n'a pas eu de problèmes. On va refaire ce matin une petite exploration de la côte sud, mais au passage quand même on s'arrête à nouveau à la carrière de Rano Raraku, je ne m'en lasse pas.

samedi 13 juin 2015

Rapa Nui, 5ème jour (2)

La suite de l'après-midi, toujours entre les averses. On retourne sur des sites qu'on a déjà visité (plusieurs fois même, et c'est pas fini!) mais une fois le choc de la découverte passé, on peut prendre le temps de voir des détails qu'on n'a pas encore vus. Et la lumière change pas mal d'un jour à l'autre (d'une heure à l'autre même) donc les ambiances changent. C'est toujours intéressant. Nous revoilà donc à Tongariki.


Rapa Nui, 5ème jour (1)

J'ai oublié de dire que Lionel, le mari de Tita et papa de Nelly, est revenu hier soir de Santiago, et on a eu le plaisir de pouvoir discuter avec lui hier au diner. Enfin, on a essayé en tout cas, parce qu'un nouveau client est arrivé à la pension par le même avion, et a entrepris, sans qu'on lui demande rien, de nous raconter sa vie en long et en large (et même en travers) donc j'ai essayé de poser des questions à Lionel pour occuper le terrain dès qu'il reprenait sa respiration. J'espère qu'on aura un peu plus de chance ce soir, parce que Lionel a l'air vraiment cultivé sur l'histoire locale, et son point de vue d'européen est un peu différent de celui de Nelly, et complémentaire.

Bon, ce matin il pleut des seaux. On décide donc d'aller au Musée Anthropologique Sebastian Englert, sur la route juste un peu après l'Ahu Tahai. On pourrait presque y aller à pied, si il faisait beau. Bon, si il faisait beau, peut-être qu'on n'irait pas au musée. Et ça serait dommage, parce que cC'est un musée très intéressant et qui fait une bonne introduction à l'histoire de l'ile. En fait il aurait presque fallu commencer par là. Il n'est pas très grand mais bien fait, avec des panneaux explicatifs en espagnol et anglais, et pas mal de statues et objets. En plus aujourd'hui l'entrée est gratuite (je n'ai pas réussi à savoir si c'était lié à la situation actuelle du Parc). 

vendredi 12 juin 2015

Rapa Nui, 4ème jour (1) : Anakena

On n'est que deux ce matin pour les visites guidées avec Nelly, les deux autres français ayant décidé qu'ils préféraient visiter tout seul. Bon. Bien! Conduits par Nelly, nous voilà donc sur la route vers le nord. On arrive dans la petite "forêt" avec la barrière par laquelle on est sorti hier (j'ai mis les deux barrières sur la carte, là on est à la barrière "Vaitea". Cette fois, c'est fermé. De part et d'autre de la route il y a quelques maisons en ruines. Nelly nous explique que ce sont les restes des bâtiments de "commandement" de la compagnie Williamson-Balfour, celle qui a exploité l'île pendant toute la première moitié du XXème siècle pour y élever des moutons, en parquant les habitants à Hanga Roa, avec la bénédiction du gouvernement chilien. Je suppose que ce lieu n'a pas été choisi par hasard comme lieu de revendication. Un petit groupe de personne est en train de discuter et boire autour d'une table, ça a l'air plus convivial que sur l'autre route! Nelly parlemente à l'entrée, et la barrière se lève (par un ingénieux mécanisme de cordes et de contre-poids, ce qui fait qu'il est possible de l'ouvrir sans se lever de la table!). Nelly nous dit qu'elle a bien expliqué qu'on reviendrait les autres jours tous seuls et qu'il faudra nous laisser passer. On verra!

Nous revoilà donc à Anakena. Voilà une vue en situation, depuis le bord de la cocoteraie (il ne faut pas rester sous les cocotiers, particulièrement quand il y a autant de vent qu'aujourd'hui. Un coup de noix de coco sur la tête est un des plus grands dangers de la Polynésie!).

jeudi 11 juin 2015

Rapa Nui, 3ème jour (3)

Finalement je vais quand même présenter la fin de cette journée, même si on a visité des sites où on va revenir demain avec Nelly, qui nous donnera certainement des explications. En effet, quand on regarde la carte, on aurait plus vite fait de faire demi-tour et rentrer par là où on est venu, mais en fait il nous reste encore du temps, et puis je n'ai pas très envie de recauser au grand hippie en colère. Je sais que si on continue la route en faisant le tour de l'ile, on peut ressortir du parc par l'autre "barrière" qui est sur la route qui va de la plage d'Anakena (voir plus loin) à Hanga Roa. Donc on va passer par là, en espérant qu'ils sont mieux embouchés, et en chemin on va s'arrêter donc plusieurs fois. Je vous fait découvrir ces endroits comme on les a découvert, un peu en vrac, plus ou moins préparés, et sans trop d'explications, qui viendront dans le récit de demain.

On commence par quitter la route pour rejoindre le volcan de Rano Raraku, qui abrite la carrière où étaient taillés les Moai. En chemin, on est arrêté par un problème typique de la circulation sur l'île : les chevaux en liberté. Je trouve ça plutôt marrant! Un peu plus tôt dans la journée on est tombé sur un troupeau de vaches, c'était moins drôle (elles étaient un peu énervées...). Au loin, on devine le volcan.

Rapa Nui, 3ème jour (2)

On poursuit notre route vers l'Est et tout à coup on tombe sur une corde tendue en travers de la route, qui marque l'entrée dans le parc contrôlée actuellement par les autonomistes Rapa Nui. D'après Nelly, on ne devrait avoir aucun souci à rentrer. Un grand mec avec une tête de hippie vieillissant (grande barde grise et cheveux longs assortis) vient me faire signe d'ouvrir la portière et me demande quelle langue on parle. English, français... Ah ben français, ça lui plait! Donc dans un français un peu approximatif, il m'explique que c'est impossible de rentrer dans le parc si on n'a pas un représentant du peuple Rapa Nui dans la voiture. Un guide éventuellement, mais aussi un vieux, un gamin, n'importe qui du moment que c'est un Rapa Nui. Ah. Je tente poliment de lui dire qu'on était justement avec une Rapa Nui certifiée hier et qu'elle nous a promis le passage. "Mais là c'est moi qui garde l'entrée, donc c'est moi qui vous dit quoi faire". Euh, c'est pas faux. Je me tais. Il se lance ensuite dans un grand discours pendant plusieurs minutes (en français) auquel honnêtement je n'ai pas compris grand chose, à part qu'il a l'air énervé et c'est un peu stressant. J'ai l'impression qu'il dit que le monde doit comprendre les revendications des Rapa Nui sur leur histoire (je comprends, je vous jure) et qu'il est légitime à me refuser l'entrée. Bon ben OK, on va faire demi-tour alors? Alors en fait non, pour cette fois on va juste devoir mettre notre nom dans un cahier (?) et on peut passer si on veut, mais qu'on n'y revienne pas (ou pas sans un Rapa Nui). Et la corde tombe à terre. Bon, on est passé, mais ça n'était pas très agréable et on est un peu secoué.

Notre prochain arrêt est au bord d'une baie avec un Ahu de chaque côté. Le premier, côté ouest, c'est l'Ahu Ura Uranga te Mahina (voir la carte détaillée sur le post précédent).Il compte 5 statues renversées et leurs pukao.

Rapa Nui, 3ème jour (1)

Donc ce matin, il ne doit pas faire beau. On ne s'en rend pas bien compte alors qu'on prend le sentier côtier pour aller au centre ville chercher notre voiture de location. Il y a bien quelques nuages mais on voit le ciel bleu! Par contre, il y a pas mal de vent. C'est l'hiver ici, et on le sent bien plus qu'à Tahiti. Il fait entre 17 et 20°C, pendant le séjour on aura beaucoup de vent, un peu de pluie quand même, bref temps idéal pour des habitués des côtes de la Manche. Les statues de l'Ahu Tahai commencent à devenir des silhouettes familières, mais je n'en suis pas encore lassée (j'espère que vous non plus) et on ne les avait pas encore vues avec le soleil de face.