On part le matin pour aller à la plage du PK18 (voir carte), elle a certainement un nom officiel mais c'est sous ce nom-là qu'elle est connue. C'est une des plages les plus fréquentées de l'ile, qui n'en compte en fait pas tant que ça. Pas grand monde ce matin, pourtant on est samedi mais il y a des vagues! C'est pas "normal". On se baigne quand même, et quand même elle est bonne. Dans le fond c'est toujours Moorea. Ca n'est pas le lagon de carte postale (mon frère en est tout embêté pour nous) parce qu'il y'a des vagues quoi, "normalement" c'est tout calme et tout lisse, mais ça n'est quand même pas si moche que ça non? Même on pourrait dire que c'est beau?


On continue la route de l'ouest en allant vers le sud (vous voyez?) donc on repasse devant les endroits d'hier et on continue encore plus au sud jusqu'à atteindre la Presqu'Ile. Tahiti est formée de deux "iles" (issues d'activités volcaniques) reliées entre elles par un petit isthme à Taravao. D'un côte Tahiti Nui (la grande), où se trouve Papeete et de l'autre Tahiti Iti (la petite) ou tout simplement "la presqu'ile). Si vous habitez Papeete (ou environs proches), vous venez passer le week-end dans la presqu'ile, c'est la campagne. C'est plus relax, plus sauvage. D'ailleurs je vous ai dit que l'unique route de Tahiti fait le tour de l'ile, en fait ça n'est pas vrai, elle fait le tour de la grande ile mais ici la route s'arrête après quelques kilomètres (de chaque côté). Après, c'est le "fenua aihere", le bout du monde. "Fenua" c'est la terre (comme la terre nourricière, la terre maternelle, notez ce mot, on en reparlera plus tard) et "fenua aihere" si j'ai bien compris ça veut dire "la terre en friche". C'est tout un bout de l'Ile qui n'est accessible qu'en bateau, et pas toujours facilement (un jour comme aujourd'hui par exemple, c'est compliqué).
Donc côté ouest la route s'arrête à Teahupoo (prononcer "tioupo" ou "tieupo"), un nom qui parlera aux adeptes de la glisse car c'est un spot de surf mondialement reconnu (sérieusement, il y a des compétitions internationales ici, et un jour où la Vague est forte comme aujourd'hui sur le parking ça parle sérieusement anglais, les gens viennent de partout dans le monde, notamment Australie et Nouvelle-Zélande, pour chevaucher la Vague quand le vent l'a gonflée). Après le parking au bout de la route il y a un petit chemin piéton qui serpentent entre des maisons et au-dessus de petits cours d'eau avec des jolis jardins plein de fleurs absolument adorables et au bout il y a une plage (de galets) où on sera super bien pour pique-niquer si il ne s'était pas mis à pleuvoir des seaux. Mon frère prend ça maintenant comme un affront personnel.


Du coup, on abandonne l'idée du pique-nique.A la place on va manger dans un restaurant un peu plus haut, à la plage de Maui, qui s'appelle "L'Escale du France" parce que le paquebot France a fait escale par là (on voit encore les gros piliers de soutien du ponton). Le restaurant est très chouette, avec une terrasse couverte (heureusement, parce qu'il pleut toujours) donnant sur le lagon et je fais ma parfaite touriste parce que je crois que ce sont les premiers poissons de lagon que je vois. Les bambous sont là pour assurer leur conservation jusqu'à ce que le propriétaire du resto en ait besoin pour réparer ici ou là (toute la structure est en bambou). Mon frère nous a promis ici le meilleur thon cru à la tahitienne de l'ile, bien sûr aujourd'hui il n'y en a pas, je me rabat sur une assiette-dégustation de poisson divers et diversement préparés et c'est excellent.


On repart sous un ciel toujours perturbé et avec des averses, on décide de faire le tour de l'ile (la grande) donc à Taravao on prend à droite pour prendre la route sur la côte est (les deux dernières photos sont prises de ce côté). La côte est est plus ardue que la ouest, moins peuplée ("normalement" il pleut beaucoup plus sur la côte est puisque c'est elle qui accroche en premier les nuages portés par les vents dominants). Là encore la route est coincée entre mer et montagne, aux sommets toujours dans les nuages, et on voit par endroit s'ouvrir des vallées magnifiques où on irait bien se balader. Malheureusement il n'y a pas de route facilement praticable pour aller à l'intérieur de Tahiti (sauf à un endroit. On y reviendra plus tard aussi). On essaye de ne pas rentrer trop tard, car il faut traverser Papeete qui devient une grande file ininterrompue de voitures à l'arrêt aux heures de sortie du boulot.




1 commentaire:
Je ne voyais pas Tahiti comme ça !
La dominante bleue des photos me surprend : j'imaginais plutôt jaune orangé avec des palmiers partout (peut-être à cause des photos des dépliants touristiques...)
En tous cas, c'est un sacré dépaysement... avec les petites empreintes de manchots autour :-)
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