En plus des fleurs, il y a aussi beaucoup d'arbres avec des graines, parfois de belle taille! Même si il ne fait jamais très sec ici, on est dans la saison des pluies et ça foisonne encore plus. Enfin, en théorie on est dans la "petite saison sèche" au milieu de la saison des pluies, mais il n'y a plus de saison, ma pauvre dame.



On passe Saut Mombin, puis Saut Konkoné, en tirant la pirogue. Sur le deuxième saut, j'essaye d'aider à la corde, je glisse sur un rocher et je me tape violemment la tête en arrière sur un plat rocheux. Heureusement le chapeau a amorti, mais ça sonne pas mal, et je crois vraiment que je gène moins en ne faisant rien et en essayant juste de m'occuper de moi... J'aurais pu en profiter pour faire plus de photos et vidéos du passage des sauts, je regrette un peu maintenant, mais je me sens déjà un peu mal de ne pas faire plus pour aider, alors en plus prendre en photo des gens en train d'en chier grave alors que je ne participe pas, ça me gène vraiment.
Entre deux sauts on essaye de sécher comme on peut... Mais c'est assez désespérant, car le ciel est bien bouché et il faudrait du soleil. Et à peine ça commence à sécher qu'il faut se remettre à l'eau... Enfin, ça permet au moins d'éviter que les pieds ne marinent trop dans les chaussures trempées.

Vers midi on arrive à Saut Maripa, et là c'est encore plus drôle. Non seulement on va devoir tirer les pirogues, mais en plus il va falloir les vider complètement, car ça monte trop raide et avec trop peu d'eau pour qu'on les garde remplies, il faut les alléger au maximum. Donc on fait la chaine pour tout vider. Accessoirement, c'est vraiment très beau comme endroit.


Et c'est parti pour le halage des pirogues. Encore une fois ils font sans moi (on est 2 ou 3 à n'avoir pas réussi à traverser un bras de cascade particulièrement profond et rapide) donc je ravale un peu ma honte et je fais quand même quelques photos et vidéos.

La grande pirogue fait quand même 14m. Ce n'est pas évident de lui trouver un chemin entre les rochers, de la remettre dans le bon sens, de l'emmener jusqu'à l'endroit où on va pouvoir recharger... Il y a beaucoup d'aller-retours, un peu de cris, ça prend du temps, mais ça finit par se faire.



Et voilà, on peut recharger et repartir. Avec Saut Tampok le premier jour, c'était notre saut le plus difficile, et c'était le dernier gros saut.


On en a encore quelques petits, qu'on peut quasiment tous passer sans débarquer. Et en fin d'après-midi on arrive près des Sauts Tampok, le but de notre voyage, avec 1 jour d'avance! Finalement, tout s'est bien passé. On va pouvoir monter un camp un peu plus sérieux, puisqu'on est là pour 4 nuits. Je vous présente l'endroit (très très beau) dans le prochain message!
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