Notre nouvelle cible photographique, les voilà, ce sont des rennes. Les rennes de Svalbard sont plus petits et trapus que ceux du continent, et ils sont entièrement sauvages (et pas chassés). On les voit un peu partout autour de la ville (souvent même dans la ville). Là on a repéré un groupe de 5, une maman avec son petit, deux autres femelles (j'apprends à l'occasion que les femelles portent des bois) et un dernier au sexe indeterminé mais qui doit approcher de sa fin de vie, d'après l'expertise locale (en laquelle j'ai toute confiance).
On les avait vu de loin, puis on les perd derrière un talus (qui cache un fossé) donc on tente une approche, mais on se rend compte que eux aussi se sont bien rapprochés et semble venir vers nous, alors on se pose et on attend (c'est un peu plus farouche que les perdrix comme bestioles).
Stratégie gagnante car ils s'approchent, de près, puis de plus en plus près, même trop près pour le téléobjectif!
Le petit est vraiment très mignon (les autres sont beaux aussi, je vous laisse admirer).
Les voilà tous les cinq.

Ils finissent par s'en aller de leur côté (et nous de l'autre), le long du parcours de l'ancien téléphérique à charbon qui va jusqu'au bout de la vallée.

Ce téléphérique est maintenant considéré comme artefact historique, donc on ne peut pas y toucher (du tout). Certains trouvent ça moche, moi j'aime bien leur look et la perspective qu'ils donnent à la ville (mais bon, vous avez dû remarquer que j'ai un certain goût pour les vieux trucs historiques).
Je continue donc dans la même ambiance dans ma balade de l'après-midi (et puis cette fois je suis toute seule et c'est plus facile à trouver que des perdrix). Depuis le temps que je viens là je n'étais toujours pas allée voir de près le centre de contrôle du-dit téléphérique, qui recevait les paniers depuis diverses mines (et donc diverses lignes) et les renvoyait ensuite vers le port. J'aime bien son allure de grosse araignée posée là (ou même vaisseau spatial), et la rude honnêteté de ses matériaux, avec les traces du temps. Toujours je pense aux gens qui ont travaillé là, leurs mains qui ont bougé les paniers, leurs pieds qui ont usé les planchers...
Et fin de balade en revenant vers le centre ville après un grand tour par l'unique pont sur la rivière où les voitures peuvent passer, qui est assez loin, pas très pratique (à pied il y a d'autres options, surtout en cette saison où la rivière est gelée).
Voilà, fin de la deuxième journée touristique à Longyearbyen, encore bien remplie, demain j'ai un demi-programme (et donc un demi-"on verra bien").
2 commentaires:
Dans un tel décor, les "vieux trucs historiques" subsistent pour nous rappeler ce que devaient être les conditions d'exploitation il y a quelques décennies : exemple avec les vestiges des usines baleinières de Géorgie du Sud ou des Kerguelen. En plus, c'est assez photogénique !
Très mignon ce petit renne :)
Deborah
https://forumvoyage.forumactif.Com
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