mercredi 7 septembre 2011

Spitzberg : Alkehornet

C'est le dernier jour de notre voyage, déjà, et nous voilà revenu dans l'Isfjorden, le grand fjord où se trouve Longyearbyen. Le premier débarquement de ce matin est prévu sur le site de Alkehornet, caractérisé par une grande falaise pointue qui abrite, lorsque la saison est favorable, des milliers d'oiseaux (voir carte). Et chose incroyable, il fait beau! Enfin, disons qu'il y a une belle visibilité, et même du soleil. Par contre, il y a énormément de vent, qui rend le débarquement un peu sportif et humide, mais on ne peut pas tout avoir. Ce matin, on profite à fond du paysage, y compris les montagnes de l'autre côté du fjord qui sortent des nuages au cours de la matinée. C'est magnifique.





On débarque sur un sol couvert de mousse assez dense, en particulier dans les endroits humides (parfois même il faut traverser des petits ruisseaux). C'est très agréable de marcher là-dessus, c'est tout doux et élastique sous les pieds. Il y a des restes d'une ancienne cabane de trappeur.



Et surtout, le grand attrait de ce lieu de débarquement, c'est qu'on y trouve des rennes, très nombreux. Les rennes du Svalbard sont une race particulière. Ils sont beaucoup plus petits et trapus que leurs cousins du pays Sami, et entièrement sauvages. Sauvages signifient qu'ils ne sont pas du tout gérés par l'homme, ce ne sont pas des troupeaux d'élevage. Par contre, ils sont très peu farouches, et si on nous a dit de ne pas nous approcher à moins de 20m, ils broutent tranquillement et s'approchent, eux, beaucoup plus près de nous, sans être le moins du monde dérangés par notre présence. On passe beaucoup de temps à les regarder, alors que le vent se renforce de plus en plus et rend même difficile notre retour à pied vers le lieu d'embarquement. Mais quel plaisir de voir des animaux sauvages de si près!

Les premiers qu'on voit sont couchés, tranquillement. On en verra deux autres debout, beaucoup plus loin, puis ceux qui étaient couchés se lèvent, et enfin on en verra un autre groupe de 4 très proches, avec un mâle aux superbes cornes, et un jeune tout à fait charmant. L'un des mâles est en train de perdre le "velours" de ses cornes et se frotte fréquemment au sol pour arracher la peau qui pend.











Alkehornet, 78° 12.7N 13° 51.6E

2 commentaires:

paulkerrien a dit…

Ils n'ont vraiment pas l'air d'être dérangés par votre présence ;) Les verts sont vraiment magnifiques ! ainsi que les bois fraîchement dégarnis de leur velours.

ValérieG a dit…

Trop mignon le petit!