vendredi 19 juin 2015

Maupiti, 1er jour (1) : arrivée

Réveil aux aurores ce matin, car notre avion part à 6h15! Et notre avion pour où? Notre avion pour Maupiti. Maupiti, c'est un petit Bora-Bora, l'île dont le lagon enchanteur est vanté dans tous les guides. Maupiti, comme Bora-Bora, c'est un atoll avec une montagne au milieu. On est dans l'Archipel de la Société, ici sur la carte. Cette fois, mon frère et son amie vont partager le séjour, et c'est bien chouette de passer un peu de temps de détente avec eux. Ils attendent ça avec impatience car leur fin d'année de boulot est difficile et ils ont besoin de se changer les idées (oui, faut pas croire, le boulot ça peut être pénible même quand on bosse à Tahiti!). Bora-Bora, on le verra d'en haut. 


Depuis ce point de vue, avec le soleil levant, ça a vraiment de la gueule quand même! J'adore l'ombre de la grande île sur le lagon.


Là encore il a fallu construire un aéroport dans un endroit pas du tout prévu pour. Il est sur un motu sur lequel il n'y a rien d'autre, et la piste a même été prolongée directement sur le lagon! Donc l'arrivée, c'est un peu impressionnant.


Mais après, c'est tout à fait pittoresque! Ici, l'aérogare de Maupiti...


La salle d'attente de l'aéroport...


Ou celle-ci, si vous préférez, avec vue sur l'île principale...


Et le parking de l'aéroport!


On a loué pour deux nuits à Maupiti Résidence. C'est une pension qui n'en est pas une et on pense qu'en fait on s'est un peu gouré dans la réservation. En fait on s'est rendu compte que c'est un plus un gite familial et en particulier les repas ne sont pas fournis, il faut faire la cuisine soi-même, ce qui est un peu embêtant car il n'y a pas vraiment de magasins pour faire les courses, donc on a amené du café et des pâtes, on devrait au moins survivre. Le propriétaire ne vient pas nous chercher à l'aéroport (oui, c'est un scandale) donc on doit prendre jusqu'à la grande île le petit bateau taxi qui emmène aussi le courrier postal et les colis (oui, en fait c'est bien plus rigolo).





En débarquant sur l'île on est enfin accueilli par Alain, le propriétaire (un français métropolitain d'une soixantaine d'années, et Nhung sa charmante jeune femme (venue d'Asie du Sud-Est, du Laos je crois mais ej ne voudrais pas dire de bêtises). Il y a avec nous un couple de retraités hollandais baroudeurs. Petit arrêt à l'unique épicerie du village, c'est très petit, et ravitaillé aléatoirement, mais on trouve quand même du café (on n'a jamais trop de café). Les hollandais ont un grand moment de solitude en essayant de payer leurs courses avec des billets datant de leur dernier voyage et n'ayant plus cours! Comme Alain n'a pas l'air motivé pour les aider, c'est finalement nous qui allons les dépanner, ils nous rembourseront plus tard en euros (parce qu'il n'y a ni banque ni distributeur sur Maupiti).

Alain nous emmène dans son 4x4 (oui, ici aussi ça plait) sur l'unique route qui fait le tour de l'île. En route il n'arrête pas de râler, il n'est pas content parce qu'on est passé par une agence et pas par lui directement, parce que l'agence nous a dit qu'il allait nous payer le water-taxi, parce qu'on ne reste que deux nuits et qui lui il préfère louer pour plus longtemps, bref on n'est pas des bons clients. Oui, bonjour à vous aussi. Je ferme les oreilles et ouvre les yeux plutôt, surtout quand on aborde le morceau de bravoure de la route, une sorte de col de montagne où la route monte dru en zigzagant. Et là, la vue! Wouhou! Magnifique.



On arrive à destination : deux villas grand luxe au bord de la plage. Et je comprends pourquoi mon frère a choisi cet endroit : parce que c'est vraiment beau. On est du côté de la plage Terei'a. A cet endroit, le lagon est très peu profond du fait d'un grand banc de sable qui s'étend jusqu'au motu en face. Là vous avez tout, sable blanc, cocotier, eau en dégradés turquoises, ciel bleu, tout ça... La mer nous crie "viens te baigner!".





Mais on doit encore faire religieusement le tour du propriétaire avec Alain qui nous explique dans les moindres détails les aménagements et équipements à notre disposition (il y en a beaucoup, c'est chouette) et les règles d'utilisation (et il y en a encore plus, et c'est long). Tout ça sans un café alors qu'on s'est levé à 4h (alors peut-être qu'on est particulièrement impatient) et qu'on a peur d'être en train de gâcher tout ce beau temps (en fait, les prévisions météo sont assez mauvaises pour la suite alors on voudrait bien profiter du soleil! Déjà qu'il y a beaucoup de vent...). On n'a pas accès à notre villa avant midi mais on finit par extorquer 3 minutes de salle de bain pour se mettre en maillot et on s'en va comme des sauvages (oui, je crois qu'on a en effet pas été de très bons clients).

On veut essayer de trouver un coin pour faire de l'observation de la faune aquatique, donc on s'éloigne un peu le long de la plage vers l'extrémité du banc de sable, pour trouver un coin avec du corail. On passe devant la pension voisine, et en fait c'est là qu'on aurait dû venir! Notez pour votre prochain voyage, à part le nom (Pension Espace Beach) tout est parfait. C'est une vraie pension familiale, les clients participent aux activités de la famille, ils proposent des excursions, et la nourriture est très bonne. On sait, parce qu'on a pu en fait profiter des diners ici, c'était bien mieux que nos pâtes de survie.


On se met donc à l'eau au bord de la plage. L'endroit est vraiment splendide! Mais à cause du temps perturbé (pas mal venteux depuis quelques jours ici aussi), l'eau est très trouble. Donc pas de poissons, mais bon, c'est très loin d'être désagréable!



On finit par pouvoir s'installer. C'est vraiment le super grand luxe, une vraie maison en dur, très bien équipée, belle terrasse et tout. C'est sûr que pour rester là en famille quelques jours/semaines, c'est vraiment pas mal. Mais c'est un confort complètement "occidentalisé", on pourrait être à peu près partout (sauf évidemment la vue depuis la terrasse!). Enfin, on ne peut vraiment pas se plaindre.


Pour le midi, on va juste un peu plus loin, il y a en fait une petite roulotte. Donc en fait entre le resto de la pension et la roulotte, c'est l'abondance! Très bel endroit où on mange sous les palmiers avec vue sur le lagon... Le pied. En plus le poisson cru mariné est bon (pas le meilleur qu'on ait mangé certes, mais on ne va pas être trop difficile). 



Le moral un peu morose du milieu de matinée, lié à la fatigue surtout et l'accueil un peu frais du propriétaire, remonte en flèche!

1 commentaire:

Michel Hugues a dit…

C'est quand même drôle, la vie. Il y a des gens qui arrivent dans un paradis où il n'y a ni banque ni distributeur (c'est au moins le début du paradis, ça, non ?) et qui râlent :-)))