Son premier conseil, c'était Tikehau, dans l'archipel des Tuamotu. C'est l'archétype de l'atoll : un grand lagon bleu au milieu de l'océan, avec un petit cordon de sable et de cocotiers entre les deux. Un atoll, c'est en fait le haut, couronné de corail, du cratère d'un volcan sous-marin. Le lagon de Tikehau a une forme ovale, d'environ 19km sur 27km. Pas très grand. Et sur la carte, c'est là!
Il y a 340 km de vol depuis Tahiti, pas très long. On n'est pas du bon côté pour voir Tahiti au moment du départ, mais après quelques minutes de vol on passe au dessus de Tetiaroa, qui est connue pour avoir été achetée par Marlon Brando et qui héberge maintenant un complexe hotelier de luxe qui porte son nom.


Et voilà Tikehau! Où ça? Ben là. Oui, il n'y a pas grand chose qui dépasse. En zoomant sur la carte vous pouvez voir l'aéroport. "Grâce" à Gaston Flosse, les seules liaisons inter-iles fonctionnelles se font maintenant par avion, les liaisons maritimes sont limitées à quelques petits cargos pour les marchandises, mais qui ne prennent pas (ou très peu) de touristes. Le fait que Flosse avait un intérêt financier important dans la compagnie Air Tahiti n'est bien sûr qu'une coïncidence. Et donc, il a fallu construire des pistes d’atterrissage dans des endroits pas toujours adaptés. L'arrivée est assez impressionnante, il n'y a pas trop de place pour se rater!


Nous allons être hébergé à la pension Tikehau Village, tenu par Paea (absent lors de notre séjour) et sa femme Caroline, qui vient nous chercher à l'aéroport (avec colliers de fleurs bien sûr). C'est une femme d'une gentillesse et d'une douceur incroyables, qui parle avec une voix toute douce, même quand elle se met en colère (pas contre nous je vous rassure) on dirait qu'elle s'excuse. Elle nous emmène en voiture à la pension, qui est sur le même motu à moins de 2km... D'ailleurs ce motu est le seul où il y a des routes. En mettant tout bout à bout, on doit être à moins de 10km de goudron. Et c'est plein de voitures (genre gros pick-ups, souvent)...
Caroline nous installe dans notre "chambre", en fait un des 4 ou 5 très jolis bungalows donnant directement sur la plage et le lagon. C'est propre, tout mignon, et avec une vue imprenable. Je crois qu'on va être bien ici...



Il y a eu du gros mauvais temps avant notre arrivée, avec en particulier beaucoup de vent (il y en a encore pas mal). Beaucoup de vent ça veut dire beaucoup de vagues et un niveau d'eau bien haut (la barrière du lagon n'est pas haute, lorsque la mer est forte à l'extérieur ça a des conséquences). Caroline nous dit qu'hier beaucoup d'excursions en bateau sur le lagon ont été annulées à cause du vent et des vagues. Comme on a prévu de faire ça demain, on espère que ça va s'arranger... La mer du coup est assez trouble. Mais les couleurs... Waouh.

On profite un peu du lieu, et puis on va faire une balade à pied, jusqu'au "village". Allez, enlevons même les guillemets, il y a des maisons, une église, une petite supérette, un mini-port de plaisance et même un quai pour les cargos, et coup de bol, il y a justement un cargo! Le débarquement des marchandises s'accompagne d'un petit bruissement d'activités sur le port. La supérette refait le plein, et plus tard on croisera même un énorme camion-citerne qui vient chercher le ravitaillement en essence.


Toujours ces incroyables couleurs de la mer... Au loin à droite, la plage où se trouve notre pension.

Et euh? Coucou? Bon, on m'avait dit que c'était plein de requins cet endroit. On m'a dit aussi que ces petits requins ("pointe noire") sont inoffensifs, mais quand même ça fait drôle!

Voilà la route qui mène au port.

Et la route principale, un peu encombrée par le camion-citerne!

Le uru, ou arbre à pain. Les feuilles sont très découpées, une forme souvent utilisée dans les motifs décoratifs traditionnels (sur les tissus en particulier), et les fruits sont comestibles. A Moorea, on nous avait chanté les louanges du plat typique des dimanches polynésiens : uru-corned beef, sauté à la poële. Hmmm...

En dehors du village, où on trouve beaucoup de fleurs et arbres différents, en particulier dans les jardins des maisons, ce sont surtout des cocotiers.

Retour à la plage, baignade (en tentant d'ignorer que j'ai vu tourner des ombres bizarres dans l'eau trouble...), farniente au coucher du soleil... Quel bagne.







Nous avons le diner compris avec l'hébergement, ce qui est bien commode parce qu'il n'y a pas beaucoup d'infrastructures touristiques à Tikehau (c'est un choix des habitants, et c'est très bien) et en particulier pas de restaurant accessible. En plus d'être commode, c'est absolument délicieux! Il faut aimer le poisson bien sûr. Il y a deux autres couples dans la pension. On a réservé pour demain une sortie en bateau sur le lagon, si la météo est favorable (pour l'instant, ça va, nous dit Serge, l'homme de main, qui consulte les prévisions de vent sur Windguru, comme moi pour aller à Chausey!).
On se sent bien ici.
1 commentaire:
La photo verticale au couchant : quel dégradé de couleurs ! Superbe !
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