lundi 15 juin 2015

Rapa Nui, dernier jour

C'est notre dernier jour aujourd'hui, on reprend l'avion ce soir et c'est bien triste. Le temps est triste aussi d'ailleurs, gris et froid. On profite de notre dernière matinée de location de voiture pour refaire un petit tour à Hanga Piko (le deuxième port de Hanga Roa) et son Ahu. Tiens d'ailleurs, on n'avait pas fait attention à cette statue tombée la dernière fois?


Et pour ne pas aller trop loin, on retourne sur le site de Vinapu, celui avec les belles maçonneries bien jointes. Avec la pluie de ces derniers jours, le chemin d'accès, pas bitumé et en pente, est très boueux et raviné, un peu compliqué. La voiture est en théorie 4x4, mais la conductrice non (et je ne sais pas trop sur quel bouton appuyer pour passer en 4x4?). Mais bon, ça passe (même en montée au retour!). Quelques détails des pierres bien ajustées. Après la semaine de visite, après avoir visité les carrières, les Ahu, le musée, moi je suis prête à croire que les habitants locaux ont pu développer ces talents tous seuls comme des grands.




Retour sur les statues tombées, les dernières donc, qui furent aussi nos premières. La boucle est bouclée. Nostalgie, déjà.




Retour sur le Moai à deux têtes sans tête, par contre, tiens, il a des mains (et autre chose, entre les mains?).






A midi on va donc rendre la voiture. On profite de notre après-midi pour pique-niquer au bord de la plage, admirer les surfers et les pêcheurs qui négocient les rouleaux et les rochers. Et on comprend que les navettes de débarquement des bateaux de croisière doivent parfois renoncer à débarquer. C'est le point le "moins" mauvais pour arriver à terre, c'est vous dire.






Puis tour en ville dans la principale rue commerçante et le marché artisanal près de l'église pour quelques achats souvenirs et cadeaux. Des tissus, des paréos, et on ramène aussi bien sûr des petites statues de Moai... Touriste attitude assumée. Et une bouteille de vin chilien pour mon frère. On a acheté un très joli Moai en bois auprès d'un sculpteur local recommandé par Tita, normalement il a bien été fait sur place, mais on ne peut pas vérifier, de toute façon il est beau et on est content. Je n'ai pas fait beaucoup de photos de la ville en fait, en voilà quelques unes pour vous donner l'ambiance. J'ai bien aimé, c'est très serein, avec pas mal d'arbres et les gens sont tranquilles.



Et puis il faut faire les valises, et puis Tita nous prépare le dernier diner (plus que bienvenu, parce qu'elle cuisine très bien, et que la bouffe sur LAN Airlines est sans doute ce que j'ai vu de pire en terme de bouffe d'avion, et de loin). Et puis elle nous emmène à l'aéroport, on monte dans l'avion et on s'en va. Vol sans histoire, je crois que j'ai dormi.

Je suis très heureuse d'avoir passé cette semaine ici. Je ne savais pas trop à quoi m'attendre, à part que ça serait spécial, et ça a été un gros choc, j'espère que j'ai pu un peu le faire passer à travers ces messages. Choc historique, sociologique, humain (surtout humain), pour les yeux, pour la tête, pour le cœur. Il y a beaucoup d'endroits où on n'a pas pu aller (le Poike, la côte ouest, un peu plus de l'intérieur) et beaucoup de choses qu'on n'a certainement pas comprises (peut-être qu'une vie n'y suffirait pas). Je me sens à la fois enrichie et triste. C'était fort. J'espère revenir un jour, je ne sais pas quitter un endroit en me disant que je ne reviendrais jamais.

2 commentaires:

JJM a dit…

Merci Sophie pour ce récit et ces magnifiques photos d'un voyage hors des sentiers conventionnels. Tu as parfaitement su restituer l'atmosphère particulière de cette île, (ô combien mystérieuse), et tout le questionnement qui en découle.
L'île de Pâques ne laisse jamais indifférent et je suis déjà certain que ce voyage restera longtemps gravé dans ta mémoire.
Merci encore de nous avoir fait rêver.
Cordialement. JJM

Michel Hugues a dit…

A priori (et méconnaissance totale !) j'aurais imaginé que le tour se faisait en 48 heures... Et puis la richesse des vestiges que tu nous a montré justifie largement les 6 jours. De plus, tu as eu le temps de "digérer" toutes ces informations et ces images, puisque tu nous présentes le reportage avec 8 mois de décalage.
Un grand merci pour cette découverte.
Je vois qu'il y a une suite au reportage, quelle chance !